Port-au-Prince, la capitale, est particulièrement affectée, avec environ 85 % de son territoire sous le contrôle des gangs. Cette situation a contraint les autorités à déplacer le Carnaval à Fort-Liberté, une décision visant à assurer la protection des participants.
Le gouvernement a consacré un budget de 536 millions de gourdes environ pour l’organisation du Carnaval, une partie de ces fonds étant dédiée au renforcement des dispositifs sécuritaires. Le ministre de la Culture a également annoncé des investissements dans les infrastructures routières, l’amélioration des soins hospitaliers et la modernisation des installations numériques à Fort-Liberté. Il a par ailleurs assuré que le transport des carnavaliers depuis Port-au-Prince serait sécurisé, avec l’implication de compagnies de transport public organisant des trajets vers le Cap-Haïtien, malgré la présence de gangs sur certains axes routiers.
Cependant, ces assurances ne dissipent pas toutes les inquiétudes. Des voix s’élèvent pour critiquer l’organisation de festivités dans un contexte de crise humanitaire et d’insécurité persistante. La situation reste donc délicate, et la réussite du Carnaval dépendra en grande partie de l’efficacité des mesures de sécurité mises en place par les autorités.



