L’ancienne ministre des Affaires étrangères, Dominique Dupuy, lance un appel fort à la population haïtienne pour le 7 février 2026, une date hautement symbolique dans l’histoire politique du pays. Dans un message publié sur son compte X (anciennement Twitter), elle invite les citoyens à sortir de leur silence et à se mobiliser en faveur de la démocratie.
Selon Mme Dupuy, le 7 février ne doit pas être une date ordinaire, mais un jour de préparation démocratique, à l’image de l’année 1986, lorsque le peuple haïtien avait mis fin à la dictature. Quarante ans plus tard, estime-t-elle, Haïti traverse une nouvelle période critique qui exige une prise de position claire de la population.
L’ancienne cheffe de la diplomatie haïtienne dénonce avec fermeté la cherté de la vie, l’insécurité généralisée et la recrudescence des kidnappings, des fléaux qui, selon elle, étouffent le pays et plongent la population dans un climat de peur et de résignation.
Yon tan pou simen
— Dominique Dupuy (@DominiqueAyiti) January 19, 2026
Ala baz, 7 fevriye 1986 te yon jou renouvèlman, yon jou lespwa ak limyè. Se te yon dat ki te konte anndan istwa politik nou an: yon moman kote yon pèp antye te kapab eksprime rèv demokratik li yo, pran chay zafè Leta sou do li, pandan l t ap kite tèt li pran…
Elle souligne également qu’il est inacceptable, quatre décennies après la chute de la dictature, que le pays soit toujours confronté aux mêmes maux structurels. Pour Mme Dupuy, le silence du peuple ne peut plus être une option face à l’effondrement des institutions et à la souffrance quotidienne des citoyens.
Par ailleurs, elle rappelle que le 7 février 2026 marque aussi la fin du mandat du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), un organe qui, selon elle, a échoué sur toute la ligne à répondre aux attentes de la population et à remettre le pays sur la voie de la stabilité.
À travers cet appel, Dominique Dupuy invite les Haïtiens à se réapproprier cette date historique et à faire entendre leur voix pour exiger un véritable changement politique et social.





