La Communauté des Caraïbes (CARICOM) a accordé un ultimatum de 72 heures aux principaux acteurs politiques haïtiens afin de parvenir à un consensus national crédible. Cette exigence a été formulée lors d’une réunion tenue le vendredi 30 janvier avec les différents acteurs politiques du pays, dans un contexte marqué par l’insécurité généralisée, la paralysie institutionnelle et une détresse sociale de plus en plus profonde.
Ce délai, aussi court que symbolique, apparaît comme une ultime tentative d’éviter un nouvel effondrement politique. Plus qu’une simple négociation politique, il s’agit désormais d’une responsabilité historique. Une population éprouvée par les crises successives, les divisions internes et les luttes de pouvoir réclame avant tout stabilité, sécurité et gouvernance efficace. L’intérêt national ne peut plus être relégué au second plan derrière les calculs partisans.
C’est dans ce contexte de forte pression nationale et internationale que le parti politique MAPOU a présenté sa proposition de sortie de crise, baptisée « Alternative Cassation », lors d’une conférence de presse tenue le mardi 27 janvier au restaurant Lima’s, à Delmas 40B. Cette initiative vise à prévenir un vide institutionnel et à favoriser une transition politique ordonnée, fondée sur la légalité, le consensus et la responsabilité collective.
MAPOU appelle à un dialogue inclusif et sincère, impliquant l’ensemble des forces vives de la nation, afin de poser les bases d’un accord politique large, capable d’assurer la continuité de l’État et de répondre aux aspirations légitimes du peuple haïtien. Pour le parti, seule une approche concertée et nationale peut permettre de sortir durablement de l’impasse actuelle.
Alors que le chronomètre tourne, ces 72 heures pourraient s’avérer décisives : soit les dirigeants haïtiens parviennent à s’entendre autour de solutions concrètes, dont celles proposées par MAPOU, soit le pays risque de s’enfoncer davantage dans l’incertitude politique et l’instabilité.
Haïti n’a plus le luxe d’attendre. L’heure est au compromis, non à la confrontation.





