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Abigaïl Alexandre : une Haïtienne fait rayonner Haïti en remportant le Concours International d’Éloquence Eloquentia

Dans une performance historique, Abigaïl Alexandre, vient d’être couronnée championne de la 9e finale internationale du célèbre concours Eloquentia, l’un des plus prestigieux concours d’éloquence francophone.

Organisé cette année à La Seine Musicale (France), le concours a rassemblé des orateurs venus de nombreux pays francophones. À seulement 21 ans, Abigaïl s’est imposée face à une forte concurrence grâce à la puissance de ses discours, sa maîtrise de la langue, son assurance scénique et sa capacité à captiver le jury comme le public.

Née à Port-au-Prince et ayant grandi notamment à Jacmel, la jeune Haïtienne a marqué les esprits tout au long de la compétition par son éloquence, mais aussi par l’authenticité de ses prises de parole. Sa prestation finale, saluée unanimement, a porté haut les couleurs d’Haïti sur la scène internationale.

Cette victoire fait d’elle la première Haïtienne à remporter le titre suprême d’Eloquentia — un exploit qui suscite fierté et émotion dans toute la communauté haïtienne, tant en Haïti qu’à travers la diaspora.

Dans un contexte national encore marqué par des défis sociaux, économiques et politiques, le succès d’Abigaïl Alexandre est perçu comme un symbole d’espoir : il met en lumière le talent, l’intelligence et la force d’expression de la jeunesse haïtienne.

Des messages de félicitations ont afflué depuis Port-au-Prince jusqu’à Paris, saluant cette réussite qui inspire de nombreux jeunes. Certains observateurs estiment que cet accomplissement pourrait encourager davantage d’initiatives en faveur de l’éducation, de la culture et de l’expression publique chez les jeunes Haïtiens.

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Haïti : Le CEP publie la liste officielle des partis politiques agréés pour les prochaines élections

Le Conseil électoral provisoire (CEP), conformément à l’article 144 du Décret électoral du 1er décembre 2025, vient de publier la liste officielle des partis politiques autorisés à participer aux prochaines compétitions électorales.

Sur les 320 partis politiques inscrits, 282 ont été agréés après examen de leurs dossiers, selon le communiqué rendu public par l’institution.

https://cephaiti.ht/publication-de-la-liste-des-partis-politiques-agrees-a-participer-aux-prochaines-elections/

La liste intégrale est désormais disponible sur le site officiel du CEP (www.cephaiti.ht) ainsi que sur ses pages Facebook et X.

Parmi les partis agréés :

Selon les informations consultées, plusieurs formations politiques bien connues figurent dans la liste provisoire, dont :

  • Fanmi Lavalas
  • Parti Politique MAPOU
    (Mouvement Avisé des Patriotes Organisés pour l’Unité)
  • EDE (Engagés pour le Développement)
  • LAPEH (Ligue Alternative pour le Progrès et l’Émancipation Haïtienne)
  • FAR (Front Ayisyen pou Refòm)
    ainsi que de nombreux autres partis établis ou émergents.

Ces organisations sont désormais habilitées à présenter des candidats aux différents postes électifs prévus au calendrier en vigueur.

Une dernière chance pour les partis non agréés

Le CEP informe également que les partis dont les dossiers n’ont pas été validés disposent d’un ultime délai jusqu’au jeudi 2 avril 2026 pour compléter ou régulariser leurs documents. Passé ce délai, ils ne pourront prendre part aux élections à venir.

Un processus électoral sous le signe de la transparence

Dans son communiqué, le Conseil électoral provisoire réaffirme sa volonté de conduire un processus électoral inclusif, impartial et transparent, dans le respect de l’indépendance de l’institution.

Cette étape cruciale marque un signal fort vers la tenue des élections, très attendues dans un contexte national où la stabilité politique et la participation citoyenne sont plus que jamais nécessaires.

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Haïti : une causerie stratégique pour repositionner le sport au cœur du débat national

À l’occasion de la Journée Internationale du Sport au service du Développement et de la Paix, célébrée le 6 avril 2026, le Bureau de Communication de Monsieur Wilner Étienne annonce l’organisation d’une rencontre d’envergure autour des enjeux du sport haïtien, avec un accent particulier sur le football. Prévue le lundi 6 avril à 10 heures à l’hôtel Oasis de Pétion-Ville, cette initiative se veut un espace de réflexion, d’échanges et de propositions à un moment jugé charnière pour l’avenir du sport en Haïti.

Ancien Directeur Technique National de la Fédération Haïtienne de Football et membre de la Commission municipale de Tabarre, Wilner Étienne s’inscrit, à travers cette démarche, dans une dynamique de plaidoyer visant à replacer durablement la question sportive au centre des préoccupations nationales. Cette activité, portée par une vision structurée et assumée, entend susciter une prise de conscience collective sur le rôle stratégique du sport dans le développement social, politique et culturel du pays.

Les discussions prévues s’articuleront autour de quatre axes majeurs. D’abord, le sport sera abordé comme un levier universel de paix, de cohésion sociale et d’unité nationale. Ensuite, les intervenants analyseront la posture des élites haïtiennes face à la qualification historique de la sélection nationale, entre silence préoccupant et manque d’engagement dans une dynamique de renouveau. Par ailleurs, les opportunités offertes par la Coupe du Monde 2026 pour Haïti seront examinées, notamment en termes de visibilité internationale et de structuration du secteur sportif. Enfin, une attention particulière sera accordée à la stratégie de préparation de la sélection nationale, avec l’objectif de garantir une participation organisée, compétitive et ambitieuse à cette compétition mondiale.

Plusieurs personnalités issues des milieux sportif, médiatique et institutionnel sont attendues pour prendre part à cette causerie. Leur présence devrait enrichir les débats grâce à la diversité de leurs expertises et à la pertinence de leurs analyses sur les défis actuels du sport haïtien.

En marge de cette rencontre, Wilner Étienne prévoit de présenter aux journalistes un glossaire technique du football. Cet outil, conçu comme un référentiel professionnel, vise à améliorer la qualité du traitement de l’information sportive en Haïti. Il s’inscrit dans une volonté de renforcer la rigueur du discours médiatique, en partant du principe que la maîtrise du langage constitue un préalable essentiel à une analyse pertinente et approfondie.

Au-delà de l’événement lui-même, cette initiative marque le lancement d’une campagne de plaidoyer ambitieuse. Celle-ci entend intégrer de manière durable la question sportive dans les débats publics en Haïti. À travers cette démarche, Wilner Étienne réaffirme sa conviction que le développement du sport haïtien repose sur une mobilisation collective, impliquant l’ensemble des acteurs concernés, en particulier les médias, dont le rôle dans la formation de l’opinion publique est déterminant.

Cette rencontre du 6 avril s’annonce ainsi comme un moment clé, susceptible de poser les bases d’une réflexion nationale approfondie sur l’avenir du sport en Haïti, dans un contexte où les attentes, tant au niveau local qu’international, ne cessent de croître.

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La mort, objectif ultime de la vie humaine

Depuis l’aube de la pensée humaine, les philosophes se sont interrogés sur le sens de la vie. Pourquoi l’homme vit-il ? Quelle est la finalité de son existence ? Une réponse, à la fois simple et vertigineuse, revient souvent dans la réflexion philosophique : la mort constitue l’horizon ultime de la vie humaine. Si toute existence se termine par la mort, on peut alors soutenir que l’homme vit en direction de la mort. Ainsi, certains penseurs ont affirmé que vivre, c’est en réalité apprendre à mourir.

La mort est la seule certitude partagée par tous les êtres humains. Quelles que soient les différences de culture, de richesse ou de pouvoir, tous les hommes sont égaux devant elle. Cette réalité a profondément marqué la pensée philosophique.

Le philosophe français Michel de Montaigne écrivait dans ses Essais :

« Philosopher, c’est apprendre à mourir. »

Par cette affirmation, Montaigne voulait montrer que réfléchir sur la vie revient inévitablement à réfléchir sur la mort. Pour lui, accepter la mort permet de vivre avec plus de liberté, car l’homme cesse d’être dominé par la peur de sa fin.

Au XXᵉ siècle, le philosophe allemand Martin Heidegger développe une idée similaire dans son œuvre majeure Being and Time (Être et Temps). Heidegger explique que l’homme est un « être-pour-la-mort ». Cela signifie que la mort n’est pas simplement un événement final, mais une dimension fondamentale de l’existence humaine.

Selon Heidegger, chaque décision, chaque projet et chaque action prennent leur sens parce que la vie est limitée. Sans la mort, l’existence perdrait sa valeur et son urgence. La mort donne donc une structure au temps de la vie.

La conscience de la mort et le sens de la vie

D’autres penseurs ont souligné que la conscience de la mort pousse l’homme à chercher un sens à son existence. Le philosophe français Albert Camus aborde cette question dans son essai Le Mythe de Sisyphe.

Camus y affirme que l’homme est confronté à l’absurdité de la condition humaine : nous vivons, nous espérons, nous construisons des projets, mais tout se termine inévitablement par la mort. Cette contradiction entre notre désir de sens et l’inévitabilité de la mort crée ce qu’il appelle l’absurde.

Cependant, pour Camus, cette réalité ne doit pas conduire au désespoir. Au contraire, elle doit pousser l’homme à vivre intensément et à donner lui-même un sens à sa vie.

La mort comme moteur de l’existence

Si l’homme vit pour mourir, cela ne signifie pas que la vie est inutile. Au contraire, la mort donne de la valeur à chaque instant vécu. La conscience de la fin rend le temps précieux.

Le philosophe grec Socrates, condamné à mort à Athènes, affirmait que la mort ne devait pas être redoutée, car elle fait partie de l’ordre naturel des choses. Pour lui, le véritable danger n’est pas la mort, mais une vie vécue sans réflexion ni vertu.

Ainsi, la mort apparaît paradoxalement comme un élément essentiel qui pousse l’homme à penser, créer, aimer et agir.

Dire que « l’objectif de la vie est la mort » peut sembler pessimiste. Pourtant, la philosophie montre que cette idée révèle surtout la profondeur de la condition humaine. La mort n’est pas seulement la fin de la vie ; elle en est aussi l’horizon, celui qui donne sens à nos choix et à nos actions.

L’homme vit donc dans une tension permanente entre la vie et la mort. Et c’est peut-être précisément parce qu’il sait qu’il doit mourir qu’il cherche à vivre pleinement.

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Réhabilitation routière à Tabarre : accord pour les travaux entre Carrefour Rita et Clercine

Le Ministère des Travaux Publics, Transports et Communications (MTPTC) et la mairie de Tabarre ont signé, ce lundi 9 mars 2026, un protocole d’accord en vue de la réhabilitation du tronçon routier reliant Carrefour Rita à Carrefour BIM. Les travaux devraient durer environ trois mois.

Selon les autorités, la municipalité participera au financement du projet, tandis que le MTPTC fournira l’expertise technique ainsi que les équipements nécessaires à l’exécution des travaux.

Le ministre des Travaux publics, Joseph Almathe Pierre Louis, et le président de la Commission municipale de Tabarre, Arsonval Alexandre, ont pris part à la signature de l’accord.

La réhabilitation de ce tronçon vise notamment à améliorer la circulation dans la zone et à faciliter les déplacements des habitants. Les autorités indiquent également que cette initiative s’inscrit dans la coopération entre l’État central et les collectivités territoriales pour le développement des infrastructures locales.

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Le ministère du Commerce fixe un délai aux entreprises d’eau potable

Le ministère du Commerce et de l’Industrie (MCI) a accordé 22 jours aux entreprises de traitement et de distribution d’eau potable pour se conformer aux normes sanitaires et réglementaires.

Cette décision fait suite à un rapport révélant que près de 87,5 % des eaux analysées dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince présentent des contaminations, posant un risque sanitaire pour les consommateurs.

Le MCI rappelle aux opérateurs l’obligation de respecter le décret du 11 mars 2020 encadrant la production et la commercialisation des denrées alimentaires et recommande l’installation de dispositifs de traitement supplémentaires dans les kiosques, tels que filtres, lampes UV ou ozoniseurs.

Les entreprises qui ne se mettront pas en conformité dans ce délai pourraient être sanctionnées lors des contrôles effectués par les autorités compétentes.

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MAPOU officialise son inscription au CEP et confirme sa participation aux élections

Le président du parti politique MAPOU, Jean Daniel COLIN, accompagné du responsable des affaires sociales du parti, Abel PAUL, a procédé ce mardi 10 mars 2026 à l’enregistrement officiel du parti auprès du Conseil Électoral Provisoire (CEP), en vue de la participation de la formation politique aux prochaines élections.

Selon les responsables du parti, l’ensemble des documents exigés par le CEP a été soumis conformément aux procédures établies par l’institution électorale.

À l’issue de cette démarche administrative, Actualité News a réalisé une courte interview avec le président du parti, Jean Daniel COLIN. Celui-ci a réaffirmé sa conviction que la tenue d’élections constitue la seule voie démocratique capable de mettre fin définitivement au phénomène de la transition politique en Haïti.

M. Colin a rappelé que cette position avait déjà été exprimée lors d’une conférence de presse organisée au mois de janvier dernier. Il estime également que personne ne devrait devancer ni mettre de pression sur le CEP, soulignant que cette institution doit disposer du temps et des moyens nécessaires afin d’organiser des élections crédibles, transparentes et acceptées par tous.

Dans le même esprit, le président de MAPOU a lancé un appel aux autres partis et regroupements politiques afin qu’ils s’inscrivent également dans ce processus électoral et contribuent au renforcement de la démocratie dans le pays.

Enfin, M. Colin a affirmé que le parti MAPOU entend participer aux élections à tous les niveaux, marquant ainsi sa volonté de jouer un rôle actif dans la reconstruction institutionnelle et démocratique d’Haïti.

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Haïti passe à l’heure d’été : ce qu’il faut savoir pour le dimanche 8 mars 2026

Le Secrétariat Général de la Présidence a confirmé le passage officiel à l’heure nationale d’été. Conformément à l’article 2 de l’arrêté présidentiel du 7 mars 2012, les horloges du pays seront avancées ce week-end.

Quand ?
Le dimanche 8 mars 2026, à 2 heures du matin, il faudra avancer vos montres de 60 minutes, qui afficheront alors 3 heures du matin.

Le fondement légal du passage à l’heure d’été

Depuis 2012, Haïti applique une politique de gestion du temps visant à s’aligner sur ses voisins et partenaires commerciaux, notamment la côte Est des États-Unis et le Canada. L’arrêté présidentiel du 7 mars 2012 fixe le basculement semestriel pour harmoniser les échanges et optimiser l’utilisation de la lumière naturelle.

Bénéfices du passage à l’heure d’été

  • Synchronisation internationale : Facilite les transactions bancaires, les vols aériens et les communications avec la diaspora et les partenaires étrangers.

  • Plus de lumière en soirée : Les journées paraissent plus longues, ce qui permet d’effectuer des activités quotidiennes ou commerciales en profitant de la lumière du jour.

  • Économie d’énergie théorique : L’initiative vise à réduire la consommation d’électricité pour l’éclairage en soirée, bien que l’impact réel dépende du contexte énergétique local.

Limites et impacts négatifs

  • Perte de sommeil : La transition fait “perdre” une heure de sommeil le dimanche matin, pouvant entraîner fatigue ou irritabilité.

  • Impact sur le rythme biologique : Les enfants et les personnes âgées sont souvent les plus sensibles au décalage.

  • Matinées plus sombres : Le réveil et les déplacements matinaux peuvent se faire dans l’obscurité, ce qui peut poser des questions de sécurité.


Recommandations pour faciliter le changement

  1. Avancez vos montres dès samedi soir avant de vous coucher pour éviter toute confusion le dimanche matin.

  2. Anticipez le sommeil : Couchez-vous 15 à 20 minutes plus tôt les jours précédant le changement.

  3. Vérifiez vos appareils électroniques : Smartphones et ordinateurs se mettent généralement à jour automatiquement, mais un double contrôle est recommandé.

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FANM MAPOU Célèbre la Journée Internationale des Droits des Femmes par une Journée de Réflexion

En prélude à la Journée internationale des droits des femmes, FANM MAPOU, structure féminine du Mouvement des Patriotes Organisés pour l’Unité (MAPOU), a organisé ce jeudi 5 mars 2026 une journée de réflexion sur le thème :
« Femmes haïtiennes en contexte d’insécurité : prévenir les violences, exiger la justice, renforcer la bonne gouvernance et la participation électorale ».

L’événement, qui s’est tenu au BANJ, 514 Route de Delmas, Delmas 66, a rassemblé environ 80 participants issus de différentes organisations représentant les femmes, la jeunesse, les personnes en situation de handicap, Madan Sara et les femmes vivant dans les camps de déplacés. Plusieurs représentants du Comité national du Parti MAPOU étaient également présents dans la salle, aux côtés des membres de la Coordination nationale de FANM MAPOU et des dirigeants du parti.

Une matinée de protocole et de mise en contexte

La journée a débuté à 8 h 30 avec l’accueil et l’enregistrement des participants, suivi de la partie officielle comprenant :

  • Les salutations et propos de bienvenue de Gerline NORDEUD, maitresse de cérémonie

  • L’hymne national interprété par Djessica SULFIN

  • La mise en contexte par Yamile Nelson Régis

  • Le discours de circonstance de Madame Frantzie SIMÉON

  • Le discours de la Présidente de FANM MAPOU, Ediana PIERRE-LOUIS

  • Le discours du Président du Parti MAPOU

La présidente de FANM MAPOU a ouvert son allocution par un moment de recueillement, rendant hommage aux femmes victimes de violence dans le contexte difficile que traverse le pays, et a rappelé l’importance de l’engagement politique des femmes pour la consolidation de la démocratie.

Des panels thématiques et des échanges constructifs

Deux panels ont rythmé la journée :

Panel 1 – Violences basées sur le genre en contexte d’insécurité

  • Katiana ALTIME, membre de l’OCNH et militante féministe, a présenté les mécanismes de prévention des violences basées sur le genre (VBG).

  • Wanika, étudiante à l’Université Quisqueya, a abordé le rôle de la jeunesse dans la lutte contre les VBG en Haïti.

Panel 2 – Justice, bonne gouvernance et participation électorale

  • Flore-Kency CLAUDE, juriste et cadre au Ministère à la Condition féminine et aux Droits des femmes, a abordé la thématique de la bonne gouvernance.

  • Me Dayana CLAUVIL, juriste et responsable politique de FANM MAPOU, a exposé les enjeux de l’accès à la justice pour les femmes.

  • Kelyne MARCELIN, vice-présidente de FANM MAPOU, a insisté sur la participation électorale et politique des femmes.

Les panels ont été suivis de nombreuses questions-réponses, permettant au public de s’informer et de s’approprier les enjeux liés aux droits des femmes dans un contexte d’insécurité et de crise institutionnelle.

Des discours forts et un engagement renouvelé

La présidente de FANM MAPOU a rappelé que « la démocratie ne peut exister si les femmes restent à l’écart des décisions », soulignant l’importance d’un espace d’organisation et de mobilisation pour les femmes haïtiennes. Elle a insisté sur la nécessité de transformer la résistance historique des femmes en force politique active, capable de construire une société plus juste et inclusive.

Le président du Parti MAPOU a salué le courage et la résilience des femmes haïtiennes, particulièrement celles confrontées à la violence et aux discriminations, et a réaffirmé l’engagement du parti pour :

  • La protection des droits des femmes et des filles ;

  • La promotion de l’autonomie économique et de la participation politique ;

  • La mise en place de mesures concrètes contre toutes formes de violence.

Une mobilisation exemplaire pour la cause féminine

Cette journée de réflexion a permis de renforcer la sensibilisation sur les violences basées sur le genre, la justice, la gouvernance et la participation électorale. Elle a également mis en évidence l’importance de la solidarité et de la formation politique des femmes pour garantir leur sécurité et leur dignité dans la société haïtienne.

En cette Journée internationale des droits des femmes, FANM MAPOU réaffirme son engagement à défendre les droits des femmes et à promouvoir leur participation active dans tous les processus de décision, afin de contribuer à la construction d’une Haïti plus équitable et inclusive.

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Saint-Valentin : entre rêve amoureux et réalités sociales en Haïti

Chaque 14 février, les vitrines se parent de rouge, les publicités se multiplient et les réseaux sociaux imposent une image standardisée du « romantisme parfait ». La fête associée à Saint Valentin, censée célébrer l’amour et l’affection, s’est progressivement transformée, dans la société haïtienne, en un phénomène davantage commercial que sentimental.

Au lieu d’être un moment de sincérité et de partage, la Saint-Valentin devient souvent une source de pression sociale, d’excès financiers et parfois même de conflits relationnels.

Une tradition importée devenue opportuniste

Contrairement à certaines fêtes enracinées dans notre culture, la Saint-Valentin ne relève pas de l’héritage haïtien. Elle s’est installée à travers le marketing, les médias et la mondialisation des habitudes de consommation. Résultat : l’amour semble désormais se mesurer au prix d’un cadeau.

Dès le début du mois de février, les prix grimpent : chocolats, fleurs, vêtements, dîners, gadgets. Les commerces profitent de l’occasion pour stimuler les ventes. L’émotion se transforme en produit et la relation en transaction.

Celui qui ne dépense pas est vite perçu comme négligent ou indifférent.

Une pression disproportionnée sur les jeunes

Dans la pratique, un schéma persiste : les filles attendent, les garçons doivent offrir. Cette logique crée un déséquilibre malsain où la valeur d’un partenaire dépend de sa capacité financière.

Beaucoup de jeunes, parfois sans revenus stables, se sentent obligés de dépenser au-delà de leurs moyens, d’emprunter ou de faire des excès simplement pour répondre aux attentes du moment. Cette course à l’apparence favorise la comparaison, la jalousie et la frustration.

Combien de disputes, de ruptures ou de tensions familiales naissent d’un simple cadeau jugé insuffisant ? Combien de foyers se fragilisent pour une mise en scène matérielle de l’amour ?

La confusion entre amour et consommation

Le problème ne réside pas dans le fait de célébrer l’affection, mais dans la manière dont celle-ci est réduite à un rituel marchand. Lorsque l’amour dépend d’une boîte de chocolat ou d’un dîner coûteux, il perd sa profondeur.

L’amour véritable repose sur le respect, la fidélité, le soutien quotidien et la responsabilité mutuelle. Il ne se limite pas à un seul jour dans l’année.

Dans un pays confronté à des défis économiques majeurs, encourager la surconsommation et les dépenses inutiles peut sembler déconnecté des réalités sociales.

Repenser le sens de la célébration

Il ne s’agit pas d’interdire toute célébration, mais de repenser son sens. Exprimer son affection peut se faire avec simplicité : un geste sincère, une attention, du temps partagé. Ces valeurs coûtent peu, mais ont davantage de poids.

Peut-être est-il temps de privilégier une conception plus authentique et plus responsable de l’amour, loin des pressions commerciales et des apparences.

Car au fond, l’amour ne s’achète pas. Il se vit au quotidien.

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