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La plus jeune personne à avoir été condamnée à mort aux États-Unis au XXe siècle, George Stinney Jr d’origine africaine Âgée de 14 ans.

George Stinney Jr d’origine africaine est la plus jeune personne à avoir été condamnée à mort aux États-Unis au XXe siècle.

En mars 1944, dans la ville de Jim Crow South, la police est venue chercher George Stinney Jr, 14 ans, alors que ses parents n’étaient pas à la maison. Sa petite sœur se cachait dans le poulailler familial derrière la maison quand les officiers ont menotté George et son frère aîné, Johnnie, et les ont emmenés.

George Stinney Jr

Il était accusé d’avoir tué deux jeunes filles blanches, Betty, 11 ans, et Mary, 7 ans. Les corps ont été retrouvés près de la maison où l’adolescent habitait avec ses parents. A cette époque, tous les membres du jury étaient blancs. Le procès n’a duré que deux heures et la sentence a été prononcée 10 minutes plus tard.

Les parents du garçon ont été menacés et interdits d’accès à la salle d’audience. Plus tard, ils ont été expulsés de la ville.

Avant l’exécution, George a passé 81 jours en prison sans autorisation de voir ses parents. Il a été détenu en isolement, entendu seul, sans la présence de ses parents ou d’un avocat.

Son exécution fut un moment horrible pour les personnes présentes. La chaise électrique était trop grande pour lui, les électrodes avaient du mal à se maintenir sur le corps, et son masque aussi était trop grand, si bien que la quarantaine de témoins, dont les parents des victimes, ont pu apercevoir son visage après le premier électrochoc de 2,4 kilovolts, laissant apparaître des yeux grands ouverts remplis de larmes et de la salive dégoulinant de la bouche. Après quatre minutes, le garçon ne respirait plus et fut déclaré mort.

70 ans plus tard, en 2014, son innocence a finalement été prouvée par un juge en Caroline du Sud.

 

 

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Donald Trump annonce le déploiement de l’armée pour mettre fin aux émeutes

Dans une courte allocution, le président américain a promis de « dominer les rues ».

La conférence de presse avait quelque chose de surréaliste. Quelques minutes avant la prise de parole présidentielle, vers 18h40 à Washington (00h40 à Paris), la police américaine repoussait de nombreux manifestants venus réclamer justice après la mort la semaine dernière de George Floyd. Depuis, les mouvements de contestation et les heurts se sont multipliés dans les rues des grandes villes américaines.

Sur un ton martial, Donald Trump a apporté sa réponse ce lundi soir, avec le bruit des hélicoptères en fond sonore. Le président des Etats-Unis a décidé d’invoquer L’Insurrection Act de 1807. Ce texte permet de recourir à l’armée sur le territoire américain afin de mettre un terme aux troubles civils. Promettant « la loi et l’ordre », Donald Trump a ainsi appelé la garde nationale à « dominer les rues ». Il a mis la pression sur les gouverneurs, affirmant que si ces derniers ne parvenaient pas à rétablir l’ordre par les moyens mis à leur disposition, alors l’armée sera déployée.

« La loi et l’ordre »

Le cas de Washington est jugé à part. Le président américain maintient le couvre-feu décidé dimanche par le maire après une nouvelle nuit de contestation et de confrontations. Il a surtout promis des sanctions pénales pour tous ceux qui ne le respecteraient pas, promettant « de longues peines de prison » pour ces contrevenants. « Des milliers et des milliers de militaires » et policiers seront déployés dans la ville pour mettre un terme aux émeutes. Ce qui s’est passé dimanche à Washington est « une honte », dénonce-t-il.

Donald Trump a qualifié de « terrorisme intérieur » les actes de violence commis contre les forces de l’ordre. « Je suis votre président, de la loi et de l’ordre, et un allié de tous les manifestants pacifiques, déclare-t-il. Mais ces derniers jours, notre nation a été prise par des anarchistes professionnels, des foules violentes, des pyromanes, des pillards, des criminels, des émeutiers, des Antifa et d’autres. »

Donald Trump avait introduit son discours en revenant sur la mort de George Floyd. Il « ne sera pas mort en vain, justice va être rendue », promettait-il, transmettant ses pensées à la famille du défunt. Dans le même temps, les tirs de gaz lacrymogène résonnaient dans les rues.

A l’issue de son allocution, le président américain a quitté la Maison Blanche, entouré de dizaines de gardes du corps, pour se rendre à l’église St John’s, cible dimanche soir dune tentative d’incendie, où il est allé se « recueillir », une bible à la main

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Le Nom des ouragans prévue pour la saison cyclonique de l’année 2020

La saison cyclonique dans l’Atlantique nord démarre ce lundi 1er juin et s’étend jusqu’au 30 novembre. Pas moins d’une douzaine d’ouragans, entre 3 et 6 majeurs, risquent d’abattre les régions de l’océan Atlantique, du golfe du Mexique et de la mer des Caraïbes.

Arthur est le nom du premier ouragan qui est prévenu sur l’Atlantique nord pour la saison cyclonique 2020. Il sera suivi de plus de quinze autres, à en croire les prévisions météorologiques des chercheurs de la North Carolina State University (États-Unis).

Pour Haïti qui a procédé au lancement de la saison ce lundi,l’Unité Hydrométéorologique (UHM) a annoncé des averses modérées et des orages isolés sur plusieurs départements ce lundi soir.

« Selon les prévisions Haïti pourrait connaître cette année entre 13 et 19 systèmes nommés, 12 ouragans moyens, entre 3 et 6 ouragans majeurs », prévient l’Ingénieur et météorologue Marcelin Esterlin, coordonnateur de l’Unité Hydro-Météorologique d’Haïti (UHM).

La température maximale pour ce lundi 1er juin pourrait atteindre 33 degré Celsius et la minimale varie entre 21 et 24 degré Celsius.

« An n prepare n pi plis toujou », est le thème retenu pour la saison cyclonique de cette année.

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Manifestations dans des dizaines de villes américaines, couvre-feu à Washington

Au moins 75 villes des États-Unis, selon un décompte du New York Times, connaissent cette nuit du 1er juin des manifestations contre le racisme et les violences policières envers les communautés minoritaires. Et pas moins de onze États (15, selon l’AFP) ont fait appel à la Garde nationale pour sécuriser ces événements, dont certains ont été émaillés de violences, comme à Philadelphie, Dallas, Las Vegas, Seattle, Des Moines, Memphis, Los Angeles, Atlanta, Miami, Portland, Chicago et Washington, ainsi que dans la plus grande ville du pays, New York. Dans le vaste quartier de Brooklyn, ils étaient près de 400 à dénoncer les violences policières envers la communauté noire.

 

‘’Ils nous disent soyez le changement, alors on est dehors aujourd’hui, pour montrer notre soutien. Pour montrer que la majorité de la communauté noire proteste pour dénoncer ce qui se passe et non pas pour saccager des commerces. Il ne faut pas penser que tous ceux qui sont là veulent juste détruire et piller.’’

Paroles de manifestants à brooklyn

Comme dans plusieurs autres grandes cités du pays (Los Angeles, Houston, Atlanta), un couvre-feu a été décrété ce 1er juin dans la capitale fédérale, Washington, par la maire Muriel Bowser. Mais une foule s’est rassemblée devant la Maison Blanche pour y scander des slogans, en allumant des feux et en brandissant des pancartes. La police a alors tiré des gaz lacrymogènes pour tenter de la disperser. « Je suis ici, ce soir, clame Melania Blashio, une jeune Afro-Américaine, parce que les Noirs sont abattus aux États-Unis au quotidien et le département de la Justice ne fait rien contre ça. Je suis ici ce soir pour protester contre les brutalités policières, parce que c’est un problème. […] Ce qui se passe, c’est une vague d’indignation ! Un appel à la justice ! Un appel à une vraie paix ! Un appel pour qu’on soit traités comme des êtres humains, d’une race unique, la race humaine. Voilà ce qui se passe en ce moment, partout aux États-Unis. »

Donald Trump redouble de menaces sur Twitter

Par ailleurs, les mouvements ont dépassé les frontières du pays. Au Canada, tout d’abord. Aux cris de Black Lives Matter, ou les poings tendus vers le ciel, des milliers de personnes ont défilé dimanche à Montréal en soutien aux manifestations chez leur voisin du sud, selon un journaliste de l’AFP. Alors que la manifestation elle-même s’est déroulée dans le calme, des échauffourées ont éclaté en début de soirée en centre-ville lorsque des manifestants ont lancé des projectiles contre les forces de l’ordre. La police a répliqué avec des tirs de gaz lacrymogènes, selon les images des télévisions.

La veille, plusieurs milliers de personnes avaient manifesté dans le calme à Toronto. La manifestation a été organisée à la suite du décès d’une jeune femme noire mercredi à Toronto, tombée d’un balcon au 24e étage lors d’une intervention policière dans des circonstances encore non élucidées. Enfin, à Londres, des centaines de personnes ont manifesté dimanche, et des footballeurs ont également apporté publiquement leur soutien.

De son côté, le président américain, qui fait face à la plus grave ébullition sociétale de son mandat, continue de fustiger pêle-mêle les « anarchistes », puis les « antifa » qu’il a annoncés vouloir désigner comme une organisation terroriste. Il a promis de « stopper la violence collective », tout en s’en prenant aux démocrates et à son principal concurrent à la présidentielle, Joe Biden. « Le président Trump aggrave les choses », a déclaré la maire d’Atlanta ce dimanche, et c’est bien le sentiment de nombreux manifestants croisés devant la Maison Blanche, écrit notre correspondante à Washington, Anne Corpet. « Ce feu, c’est Donald Trump qui l’alimente avec chacun de ses tweets », disait une jeune femme devant des palettes et des barrières en flammes. « Nous savons qu’il est incapable de régler nos problèmes », a-t-elle ajouté, « mais nous voudrions au moins qu’il cesse d’alimenter le racisme et la haine ».

Selon le New York Times, lors d’une manifestation similaire devant sa résidence, le locataire de la Maison Blanche a été mené, la veille, par les agents des services secrets, à l’abri dans un bunker souterrain.

Nouvelles manifestations à Minneapolis

Épicentre de la crise, Minneapolis a connu une nouvelle nuit de manifestation. Un camion-citerne a tenté dimanche de se forcer un passage au milieu d’un cortège de milliers de manifestants sur un pont du centre de Minneapolis, dans le Minnesota, provoquant une intervention massive des forces de l’ordre. « A priori, aucun manifestant n’a été blessé », selon un communiqué de la police locale. Le chauffeur du camion, blessé, a été conduit dans un hôpital voisin puis placé en détention. Il fera l’objet de poursuites pénales, a déclaré le gouverneur du Minnesota, Tim Walz, lors d’une conférence de presse. « À cette heure, nous ne connaissons pas ses motivations », a-t-il ajouté.

Dans la ville, le déploiement massif des blindés de la garde nationale semble cependant parvenir à faire respecter le couvre-feu imposé de 20h à 6h, raconte notre envoyé spécial, Éric de Salve. Depuis deux nuits, les affrontements sont moins nombreux, mais la communauté afro-américaine reste traumatisée, une tristesse qui s’exprime tous les jours devant le mausolée improvisé en hommage à George Floyd.

‘’EN TANT QUE FEMME NOIRE, C’EST AUSSI DIFFICILE D’ÊTRE SÛRE QUE MON MARI, QUI EST UN HOMME NOIR, EST EN SÉCURITÉ. JE NE LE LAISSE PLUS ALLER FAIRE LES COURSES TOUT SEUL, PARCE QUE J’AI PEUR.’’

Mort de George Floyd: Prémière messe sur les lieu du meurtre

Le lieu est devenu un sanctuaire protégé, jamais pillé ni incendié. Chaque jour, des centaines de bouquets de fleurs, de messages y sont déposés par des hommes et des femmes souvent en pleurs comme Telora, une habitante du quartier : « Nous sommes à l’endroit ou un homme a été tué. Mon cœur saigne, parce que cela pourrait arriver à n’importe qui. Je suis ici pour lui mais aussi pour tous les garçons, tous nos enfants qui sont déjà morts et pour les prochains qui seront tués, eux-aussi, par la police ».

« Ça a été très dur d’expliquer cela à ma fille »Juste en face, une petite église tient, ce dimanche 31 mai, sa première messe depuis le drame. Angie est venue prier ici accompagnée de sa fille de 10 ans pour l’aider à comprendre comment un policier blanc a pu tuer un homme noir inoffensif dans sa rue : « Ça a été très dur d’expliquer cela à ma fille. Elle a 10 ans et elle ne comprend pas pourquoi la police, qui est censée nous protéger, est en fait en train de nous tuer. En tant que femme noire, c’est aussi difficile d’être sûre que mon mari noir est en sécurité. Je ne le laisse plus aller faire les courses tout seul, parce que j’ai peur ».

De son côté, l’ancienne superstar du basket NBA, Michael Jordan, a dénoncé, dans un communiqué cité par l’AFP et publié le 31 mai, le « racisme enraciné » aux États-Unis, se disant « profondément attristé, véritablement en souffrance et totalement en colère » après la mort de George Floyd.

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