Moïse Dayiti met son art au service d’une cause à travers son recueil de poésie titré « O San Ile »

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Moïse Dayiti de son vrai nom Moïse Ibréus prend activement part à la vie sociale. L’étudiant en sociologie de la Faculté des Sciences Humaines (FASCH), s’érige, avec sa plume, en bon défenseur pour prendre la défense des opprimés. Il nous présente, à travers cette lutte menée, son premier recueil de poésie titré « O San Ile » sorti le 16 décembre 2020, date marquant son anniversaire. Ce recueil n’est plus seulement pensée en fonction de son sens, mais aussi en fonction de son efficacité dans le combat que mène l’auteur pour le renversement de ce système.

Membre du groupe d’Organisation des Travailleurs Révoltés (OTR), une organisation qui prend en compte les revendications des plus démunis, Moïse Dayiti comprend qu’un pays, étant indépendant, ne peut pas fonctionner sous l’emprise d’autres pays. Étant un défenseur des opprimés, pour essayer de mener cette lutte, « je mets mon art au service d’une cause à travers O San Ile », un recueil de poésie, dit-il.

Selon l’auteur, ce recueil de poésie, d’une part, met à nu la société où il y a toujours une inégalité criante et d’autre part, questionne l’État.
Leta popetwèl, Leta giyon
Leta restavèk, ti Leta
Leta foboka
Leta boujwazi leta loksidan, un extrait du texte « Radyografi Leta » en est un exemple parfait.

À travers « O San Ile », l’auteur met en harmonie, l’amour et les stratégies de lutte contre ce système qui fonctionne de manière injuste. Il s’en prend aussi à la classe bourgeoise. « s on sigarèt ki limen nan bounda laboujwazi », confie-t-il à la rédaction du quotidien Actualité News tout en rappelant qu’il est un poète engagé. « Je fais de la poésie mon arme pour lutter contre ce système », a souligné l’apprenti sociologue.

Toutefois, le natif de Gros-Morne, commune du département de l’Artibonite, ne pense pas que la voie de la littérature engagée à lui seule, peut nous emmener à une revendication effective. « Ma poésie c’est la voix des revendications de la masse », certes, mais il faut qu’il y ait un appel à l’unité, insiste-t-il.

Pour finir, l’auteur croit que le jour de la délivrance est proche.
Anvan kòk la chante 3 fwa
Chen grangou yo ap nan lari
Klòch la gen pou sonnen
………..se va dènye jou batay la

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