Le calvaire de louer une maison à Port-au-Prince

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Si l’on n’a pas sa propre maison familiale à Port-au-Prince, on risque d’habiter sous un pont.

L’affermage d’une maison en Haïti, plus précisément dans la capitale, est devenu une sorte de diamant Russe. En effet, pour trouver un endroit où se loger, on risque de souffrir de tous les maux avant d’avoir accès à un petit coin.

Louer une maison ou une masure, ce sont les deux visages d’un même Janus. Les propriétaires s’en tapent pas mal de l’état de la maison avant même de la taxer à un prix exorbitant. Qui plus est, ils y en ont qui exigent des frais de dépôt au cas où quelque chose n’ira pas; chose tout à fait acceptable.

Par ailleurs, toutes les  maisons à Port-au-Prince semblent avoir des courtiers. Même si on parcourt des kilomètres à pieds, on trouve la maison sans l’aide de quiconque, il y a toujours un courtier qui nous réclame quand bien même des frais de visite ainsi qu’un pourcentage déduit du frais de la maison ne dépassant pas 10%.

Sur Facebook ou dans la réalité, la remarque est bien visible. De plus, celles et ceux qui sont à la recherche peuvent bien en témoigner. Il n’existe pas de maison disponible pour ceux qui ne gagnent pas beaucoup ou bien ne reçoivent pas de l’aide financière.

D’autant plus, toutes les maisons, exceptées celles qui se situent dans les zones dites non-droits ou quartiers défavorisés, comme il appert de le constater, ont leur prix fixés en dollars us. Nonobstant l’inaccessibilité du dollar dans le pays, il n’existe qu’un petit nombre de propriétaires, à la rigueur, qui accepte de prendre l’argent au taux du jour. Parfois même, à leur propre taux du jour.

Hormis l’article 12 du décret portant sur la CFPB, d’aucuns diront que les propriétaires jouent au jeu trampoline. De plus, sur un échantillon de 20 personnes interrogées à ce sujet, toutes les interactions se convergent. Encore, au sein de la communauté haïtienne, à ce sujet, les critiques fusent de toute part.

« Le milieu social n’est qu’un monde d’apparences », dirait Marie-Claire Blais/ L’Insoumise. Qu’adviendra-t-il de celles et ceux qui ne peuvent pas se hausser ou que l’on cache derrière, lorsque l’on sait qu’il existe un ministère des affaires sociales hospitalisé, dans le coma.

Quoiqu’on dise souvent que l’apparence est trompeuse à bien des étapes, il reste alors au principe du milieu de s’en débattre.

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