Blog

Jovenel Moïse assassiné, sa femme blessée lors d’une attaque armée

Jovenel Moïse, président haïtien en fonction, a été assassiné dans la nuit du mardi 6 au mercredi 7 juillet 2021 en sa résidence privée par des hommes armés non identifiés. Sa femme atteinte de projectile lors de cette attaque a été hospitalisée.

Cette nouvelle a été confirmée par le premier ministre intérimaire, Claude Joseph, dans un communiqué publié tôt ce mercredi 7 juillet. « Vers une heure du matin, dans la nuit du mardi 6 au mercredi 7 juillet 2021, un groupe d’individus non identifiés, dont certains parlaient en espagnol, ont attaqué la résidence privée du président de la République et ainsi blessé mortellement le chef de l’État », écrit le chef du gouvernement dans ce communiqué.

Quant à la Première Dame atteinte de projectile, le PM relate qu’elle prend les soins que nécessite son cas.

Le Premier ministre, tout en condamnant cet « acte odieux, inhumain et barbare », appelle « la population au calme » et assure que « la situation sécuritaire du pays » est sous contrôle.

Yves Jean-Bart bannit à vie par la FIFA, fait appel au Tribunal Arbitral Sportif (TAS)

0

Bannir à vie par la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) de toutes activités liées au football tant au niveau national que international pour cause d’abus sexuels sur plusieurs joueuses, dont des mineures, Yves Jean-Bart fait appel au Tribunal Arbitral Sportif (TAS).

Le verdict est tombé. La chambre de jugement de la Commission d’Éthique indépendante de la FIFA a banni Yves Jean-Bart de toutes activités liées au football jusqu’à sa mort. Président de la Fédération Haïtienne de Football (FHF) et ancien membre de commission de la FIFA, Jean-Bart fait appel au Tribunal Arbitral Sportif (TAS), pour être blanchi et réintégré.

Pour le Dr Jean-Bart, en faisant référence à une note de presse circulant sur les réseaux, la décision de la FIFA lui concernant, est une parodie de justice et une mesure purement politique pour éviter de nouvelles controverses et une mauvaise presse à la suite d’une série de scandales très médiatisées.

« Contrairement au système judiciaire haïtiens qui a correctement enquêté et innocenté le Dr Jean-Bart de tout acte répréhensible, la FIFA n’a pas examiné les preuves réelles, c’est pourquoi le docteur Jean-Bart s’attend à être entièrement blanchi et réintégré après avoir fait appel au Tribunal Arbitral Sportif (TAS) », lit-on dans cette note.

Notons que dans cette sanction infligée par la FIFA à Yves Jean-Bart, une amende d’un montant de CHF 1 000 000 évalué à environ un million cent mille dollars américains doit être versée par le dirigeant de 73 ans.

Les 9 grands faux pas de Joseph JOUTHE et une mission accomplie

Un Premier Ministre en pleine confusion de sa tâche, a joué la dernière carte qui le maintenait au pouvoir

Un grand coup de théatre, le 2 Mars 2020, par un tweet, Jovenel Moïse nomme Jouthe Joseph en dehors des normes constitutionnelle; pas de parlement pour ratifier sa déclaration politique générale. La nouvelle circule, Jouthe a attérri d’un OVNI, bénéficiant d’un accord qu’il n’espérait même pas. Il ne faisait pas parti de la ferme, il n’était ni éleveur de cabrit amélioré ni Lapin pleurnichard, pas même un Saint-fleur.

Le côté surprenant de Jovenel Moïse c’est qu’il ne dit jamais non, il a une solution pour tous. Il a dit oui à tout le monde et rien ne dérange. Moïse, sans baton, accompagné de son ancien ministre de l’environnement à bilan 0, continue à conduire son peuple dans le désert.

Ce cheveu dans la soupe, en si peu de temps a fragilisé encore plus le bouclier présidentiel, l’a profané malgré l’appui de beau dos.

Et voilà 3 mois après sa nomination, la situation socio-économique s’aggrave.

Dans son discours d’investiture il avait mentionné les 3 éléments qui constituaient les piliers de l’action de son gouvernement:


1) Rétablir le climat sécuritaire, ce qu’il avait jugé essentiel à la stabilité de la nation.
2) Réduire les inégalité sociales.
3) Doter le pays d’un budget après plusieurs mois

Mais à quoi jouait Jouthe depuis tout ce temps? Ne me dites pas que vous l’ignorez. Bein il se croyait Hollywoodien, il ne savait pas que les bébés habituellement font leurs premiers pas entre 10 et 18 mois mais pour y parvenir il va falloir que l’enfant développe avant de marcher des habilités. Par exemple pouvoir contrôler sa tête, cela se réalise entre 4 ou 5 mois

  • S’assoir sans soutien pendant de courts moments, cela se réalise entre 6 à 8 mois.
  • Se tenir debout pendant quelques secondes, cela se fait entre 9 à 11 mois.

Il est a noté que pour apprendre à marcher monsieur Jouthe, tu dois déjà développer des grands muscles de ton tronc. Mais il faut dire que selon les pédiatres, il est préférable que l’enfant ait rampé et marché à quatre pattes avant la marche debout.

Les précipitations de l’enfant prématuré de la primature affecte sévèrement l’environnement politique du pays. Sans intelligence communicationnelle, il ignorait que les enfants apprennent généralement une chose à la fois même avec une bonne nutrition en lalime.

Et voici les 9 faux pas de l’enfant prématuré

Premier faux pas de JOUTHE.
En s’accrochant à un être faible, avec facilité il a évacué ses idées pour épouser celles d’un homme à retardement.

Deuxième faux pas de JOUTHE.
En comptant des mensonges sur sa relation avec les membres de l’opposition mais ce secteur nie avoir connu le type. Jovenel Moïse a fait école ou ses mensonges deviennent virulents.

Troisième faux pas de JOUTHE
Dans un tweet il a remercié le Président de la République pour son implication depuis l’enlèvement de Docteur Bitar jusqu’à sa libération. Tout le monde pensait qu’on allait pendre la langue pendue, car même si le garant de la mauvaise marche des institutions jouit de son immunité présidentielle, une mauvaise blague ne vaut. Bien qu’on a tout de même du mal à innocenter les dires d’un Premier Ministre. On se demande s’il était sur l’effet de scopolamine.

Quatrième faux pas de JOUTHE.
On avait bien remarqué son visage colorique en présence des agents de dépistage de la pandémie de la Covid-19, notre fameux premier ministre a exigé de le filmer: « filme’m wi. Èske nap filme’m. Se pou nou filme’m pou popilasyon an ka wè ke kowonaviris lan la ». De ces propos, l’homme aux quartes respirations nous dit qu’il est le coronavirus en personne parce qu’on doit le filmer pour justifier la présence du coronavirus. Et oui, je ne dirai pas le contraire. En ces temps personne ne sait comment on divise et partage l’argent du peuple. Il faut juste après demander compte du financement de la pandémie.

Cinquième faux pas de JOUTHE.
Il a avoué sa complicité avec des chefs de gangs du pays : « je communique chaque jour avec des bandits et personne ne peut m’en empêcher ». A bien comprendre, il a vraiment des amis celui-là, mais pas assez pour garantir la sécurité publique en tant que chef du CSPN.

Sixième faux pas de JOUTHE.
L’arrestation de Luckner Désir dit Louco Désir pour l’indépendance de ses analyses. En revanche, la victime a accusé le grand diseur de persécuteur. Son ancien ami à qui il apprenait la mode, a fait preuve d’ingratitude; un Ducobu croit Louco. Cela ne laisse pas le choix à ce journaliste de lui taper sur les mains quand il le désire.

Septième faux pas de JOUTHE.
Il a traité ceux qui le nourrissent de « Salopri », le peuple. Les vocabulaires universels ne semblent plus l’être, s’il occupe encore la primature. Mais l’enfant s’est excusé pour les verres brisés.

Huitième faux pas de JOUTHE.
« Haïti n’existe ni sur papier ni dans le réel », mais comment dirigé l’irréel? JOUTHE nous a pissé dessus. La terre de Dessalines est dirigé par un fantôme.

Neuvième faux pas de JOUTHE.
Malgré ses excuses, le 15 mai 2020 il a fait décerné un mandat d’amener contre Socrate Simon, en l’accusant de délit de presse et de diffamation au préjudice du Premier Ministre. Pourtant Jouthe reconnaissait avoir utilisé des mots hyper forts car sa conversation était publique. Il ne peut y avoir de diffamation si on ne vous prête pas de mot, c’était bien sa voix dans l’audio, il s’était même excusé. Ce mandat traduit l’instrumentalisation de la justice haïtienne.

Depuis, son arrogance est moins bruillant, le fou se tait pour se faire passer pour sage. Autant qu’il essaie de se faire oublier autant qu’on s’en souvient de lui, de ses gros mots, insultes et injures.

Il n’existe pas d’erreur en politique n’ayant de prix. Il est celui qui offense la pudeur, qui viole le code de politesse et de morale.

En faisant la grosse tête, il a eu un relevé de note désastreux, semblable à celle de l’environnement

1) Pas de climat sécuritaire
2) inégalités sociales augmentées
3) mais enfin,
le budget de coup de pied voté; il n’aura point à faire de nouveau pas.

Mission accomplie. Avec ce budget, monsieur Jouthe vient de plonger l’état sciemment dans le coma.

Que peut-on faire ou encore éspérer de JOUTHE?

Le bilan du mandat du feu Président Moise: entre remous et exaspération

Plus d’un mois après l’assassinat  du Président Moise, la république continue de survivre toutefois il est impératif de dresser le bilan du temps de gouverne de M. Moise. Quels ont été les plans/ Programmes du Président Moise ? Pour quels résultats ?

En matière de projet (de vie, de développement, etc.) les objectifs fixés doivent être SMART (Spécifique, Matérialisable, Atteignable, Réalisable dans le Temps) et par-dessus tout, que ce soit pour des projets individuels ou collectifs, il faut l’existence d’un mécanisme de contrôle pour l’évaluation des résultats. Toutefois le constat est que dans l’imaginaire collectif haïtien, rendre compte et obligation de résultats sembleraient faire partie des 7 péchés capitaux à ne jamais commettre.

Des fameux slogans  «  m ap met tè solèy lan, rivyè yo ak moun yo ansanm pou m chanje peyi an »  et « Manje nan asyèt, lajan nan pòch » , en passant par le premier budget dit criminel en 2017 seulement 6 mois après sa venue au pouvoir, Caravane Changement, Électrification du pays (kouran 24 sou 24 nan 24 mwa), Kredi atè plat, jusqu’aux slogans de ses derniers jours « Ti rès lan pou pèp lan », « M ap konbat oligak konwonpi yo ki se mèt sistèm lan », le temps de gouverne du feu Président Moise est plus que catastrophique.

L’homme, sa vision et ses projets

M. Moise est né un 26 juin et s’est éteint de manière tragique dans les conditions tant inhumaines, impensables, floues et inacceptables que nous connaissons tous dans la nuit du 6 au 7 juillet 2021. Il est arrivé au pouvoir de manière inattendue et il est parti pour l’au-delà de la même manière.

Il a été présenté au grand public par son prédécesseur comme étant un prototype d’homme d’affaire qui vient de la paysannerie et qui a réussi, ce dont auquel aspire tous les jeunes de la classe moyenne (classe moyenne, s’il y en a). Mais toute cette stratégie de marketing politique n’était qu’une farce, à telle enseigne le fameux Nèg bannann des campagnes électorales a totalement oublié les hectares de terres  de bananes de son extraordinaire entreprise, Agritrans, et à aucun moment de la durée de son mandat il n’a fait mention de ses bananes. Quelle inélégance !

Dans le cas de Jovenel Moise, est-ce nécessaire de parler de vision ? Sans être historiciste, M. Moise fait partie de cette longue liste de Présidents qui n’ont été  que des marionnettes. De la politique de doublure (1844-1849) qui a été mise en place par des mulâtres dans le but de toujours avoir le contrôle du pouvoir en utilisant des hommes noirs, âgés et illettrés. En passant par les mulâtres (Dartiguenave, Borno et Vincent) qui ont été à leur les doublures des américains pendant la première occupation américaine d’Haiti(1915-1934)  pour arriver à Préval (1996-2001), Boniface Alexandre (2004-2006) et Jovenel Moise (2017-2021). Sans faire le procès, posthume de l’homme, à aucun moment de son mandat il n’a été question de sa vision de l’économie, de la vie socio-culturelle, de l’administration publique, de l’éducation par la mise en place de vraies politiques publiques susceptibles de changer le mode de vie de la population quoi que nous savions tous les conditions dans lesquelles M. Moise était arrivé au pouvoir.

Quels sont les mécanismes qui ont été mis en place de manière que ses plans ou programmes puissent être effectifs pour apporter des résultats concrets?

C’était quoi la caravane changement, un projet, un plan, une vision, une idée ? En tout cas la Caravane changement a passé et  le peuple n’a rien vu de concret. Karavan chanjman rentre dans cette dynamique de  projets bidons sans lendemain comme jadis gouvènman lakay ou, ti manman chéri, etc.

La ligne frontalière entre promesses et projets du Président était floue. Et même ayant été  investi de la fonction de Président de la république M. Moise se croyait encore en campagne, Les promesses pleuvaient : Courant 24 sur 24 dans 24 mois, des routes, des téléphériques, manje sou tab ak lajan nan pòch pèp lan, pour ne citer que celles-là.  À chaque prise de parole, à chaque meeting encore et toujours les mêmes palabres, que certaines gens qualifiaient de mensonges à telle enseigne le nom « Jovenel » était devenu une injure, synonyme de menteur.

Jusqu’à preuve du contraire aucun mécanisme connu n’a été mis en place pour l’analyse, l’élaboration et l’évaluation des soi-disant projets du feu Président. La Caravane changement a-t-elle répondu aux W de Lasswell dans l’élaboration de tout projet de développement digne de ce nom ? Quels ont été les objectifs visés par la caravane changement ? Quels ont été les résultats de la caravane changement ? Quels ont été les changements apportés dans le cadre de cette caravane ? Quels ont été  les moyens mis en place pour réaliser le vœu pieu de courant 24 sur 24 de M. Moise ?

Ses réalisations au cours de son mandat

A bien regarder la situation on peut avancer qu’à part les slogans, les grandes envolées publicitaires et propagandistes  monnayées, le bilan de M. Moise est très maigre.

La première réalisation du Président Moise a été le carnaval des cayes en 2017. En 4 ans 5 mois de gouverne, M. Moise a réalisé trois carnavals dont deux en dehors de la capitale (Cayes et Port de Paix), « un barrage » de plus de 10 millions de dollars, dit-on, à Marion. Quoi d’autres? J’ai un petit trou de mémoire.

Essayons de voir les conséquences désastreuses de l’absence de mise en place de vraies politiques publiques en matière de gestion de la cité.

Sur le plan socio-économique, c’est un désastre: dégradation de la qualité de vie du peuple haïtien, augmentation de la pauvreté, misère, chômage, un taux d’inflation qui a dépassé les 20%, augmentation du coût de la vie, la dégringolade de la gourde face au dollar. L’une des plus grandes réalisations de Jovenel Moise en ce qui a trait aux politiques pour les jeunes c’était de rendre plus accessible le service des passeports de manière que les jeunes laissent le pays par des centaines de milliers pour aller s’installer dans les pays latino-américains, à tel point qu’entre 2017 et 2019 plus de 100 000 jeunes ont laissé le pays pour aller s’installer au Brésil, au Chili en particulier.

Sur le plan de la sécurité c’est la nullité absolue. Généralement en Haiti, quand on parle de sécurité  on a cette fâcheuse et malencontreuse propension à parler de la police et de l’armée tandis que le concept de sécurité (nationale, intérieure, publique, etc.) devrait s’inscrire dans une dynamique globale-totale comme l’aurait dit Marcel Mauss. Pour répéter Louis Althusser, l’armée et la police font partie des appareils idéologiques de l’Etat. Elles ne sont que des forces de dissuasion qui  ne peuvent être proactives qu’en cas de menace réel. La sécurité intérieure de tout pays digne de ce nom a pour socle la satisfaction des besoins sociaux de base des dirigés.

Il faut mentionner que la lutte pour la prise et la sauvegarde du pouvoir en Haiti a toujours été l’objet de violence et certaines fois le pouvoir était caractérisé par le banditisme. Des piquets utilisés par les Salomon dans le sud, en passant par les cacos qui ont été utilisés par Salnave pour renverser Geffrard. Ces cacos ont été utilisés par beaucoup de nos chefs d’Etat citons entre autres Nord Alexis, Oreste Zamor, Davilmar Théodore, Vilbrun Guillaume Sam, presque tous nos hommes politiques du 19ème siècle ont eu recours à l’utilisation des forces autres que la police et l’armée soit pour prendre le pouvoir ou pour le sauvegarder. Avant la fédération flagrante des bandits de la zone métropolitaine  sous l’instigation de Jovenel Moise et de ses proches pour la sauvegarde du pouvoir, le cas le plus flagrant était celui des zinglins, une milice paramilitaire mise en place par Soulouque pour mettre en déroute tous ses opposants. Sans oublier le VSN (tonton macoute), les attachés et naguère les chimères. Toutefois, la gangstérisation n’a jamais été aussi soutenue aussi ouvertement par un pouvoir politique.

Sur le plan politico-administratif, c’est une catastrophe. L’article 136 des versions amendée et non amendée de la constitution de 1987 stipule ceci : Le Président de la république, chef de l’Etat, veille au respect et à l’exécution de la constitution et à la stabilité des institutions. Il assure le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l’état.

Au regard de cet article, M. Moise a piteusement échoué à sa mission parce que durant son mandat il a fait tout ce qui était en son pouvoir pour empêcher les institutions de jouer leurs rôles. La première institution qui en a fait les frais a été l’ULCC parce que son Directeur de l’époque a osé produire un rapport sur le blanchiment des avoirs par Jovenel Moise. L’UCREF a été démantelé, le parlement a été vassalisé avec l’aval des parlementaires croupions par le président Moise car il était le seul personnage apte de la république à appeler le peuple en ses comices, ce dont il n’avait pas fait. La cour de Cassation, la plus haute instance en matière de justice dans le pays a été  mis à mal par le Président. Pour la première fois dans l’histoire du pays des juges de la Cassation ont été révoqués et mis à la retraite, un juge de la cour de cassation a été emprisonné.

Aucunes élections n’ont été réalisées pour assurer la continuité de l’Etat, la police a été disloquée à cause de graves crises. Des trois piliers (pouvoirs) qui constituaient le socle de tout Etat dit démocratique, seul le pouvoir exécutif avait survécu parce que M. Moise en a décidé ainsi.

Sans oublier les multiples scandales financiers, celui de Dermalogue en particulier. Plus de 13 massacres d’Etat dans les quartiers populaires et populeux du pays (Bel-Air, La Saline, Carrefour feuilles, Cité soleil, Tokyo, Delmas 32, etc.). Et le dernier scandale est cette révélation faite par un journal étranger, El tiempo, selon laquelle on aurait trouvé plus de 45 millions de dollars en liquide dans des boites chez M. Moise le jour de son assassinat pendant qu’aucun hôpital, ni centre de santé, ni lycée, ni centre sportif et de loisirs n’ont été  inaugurés durant son mandat. Pendant que les gens croupissent dans des situations infrahumaines dans les quartiers populeux du pays plus de 45 millions en liquide étaient bien gardés dans la résidence privée de M. Moise.

Sous le gouvernement de Moise on a eu une grande première dans tous les mauvais sens, un bâtonnier a été  assassiné, les gangs se sont fédérés, un étudiant a été assassiné dans l’une des enceintes inviolables  de l’UEH, le kidnapping est devenu un fait de tous les jours, même l’assassinat de M. Moise est une grande première parce que jusqu’à date aucun Président haïtien n’a été assassiné par des étrangers, dit-on.

Pour certains Jovenel Moise aurait pu devenir le second Dumarsais Estimé, dans le sens que ce dernier n’était pas connu du peuple mais qui a réussi son mandat malgré le coup d’état de Magloire. Il faut dire que c’est une méconnaissance de l’histoire car bien avant d’être élu président au suffrage indirect d’alors, M. Estimé était connu du milieu enseignant pour avoir été un brillant Professeur au lycée Pétion et en plus il était  député de verettes. M. Moise n’a pas eu ce parcours flatteur. Pour d’autres Jovenel Moise est l’un des plus piètres présidents que le pays ait connu, et selon certains il a lui-même creusé sa propre tombe. Un fait est certaine, l’encre de l’histoire a été  et restera  indélébile.

Kensley EDMOND

kensley.eureka@gmail.com

Commerce informel : rôles des femmes et leur support dans le maintien de la survie de l’économie.

0

L’économie haïtienne, selon l’avis de plus d’un, vit une crise sans précédent. Le taux d’inflation frôle les 20%. Les activités économiques sont en berne, cependant les femmes jurent par les dieux de ne pas baisser les bras. Malgré l’insécurité sur les routes nationales et dans les marchés urbains, interurbains et  ruraux, « y ap bouske lavi » au péril de leur vie.

Pas besoin d’être un spécialiste en économie, un simple coup d’œil profane peut nous permettre de voir que le commerce informel constitue un axe important dans l’économie haïtienne.

Le concept secteur ou commerce informel fut utilisé pour la première fois dans une étude sur le Kenya réalisée en 1972 pour le programme mondial de l’emploi du BIT. Selon le Bureau international du travail (BIT), le commerce informel désigne l’ensemble des activités qui échappent à toute régulation en vigueur. Il regroupe les petites activités et entreprises souvent rémunératrices, souvent individuelles ou familiales, et se caractérisent par l’inobéissance au cadre fiscal et juridique étatique.[1]

Commerce informel ou commerce de rue ou commerce ambulant ne constitue donc pas un objet stable et net mais un objet flou et fluide.[2] L’identification d’un commerce dit informel renvoie à l’absence d’enregistrement légal et/ou fiscal de l‘activité de commerce.[3]

Des petits détaillants  aux grands importateurs, l’informel fait loi dans cette économie de survie. Dans la grande majorité des cas ce sont les femmes qui tiennent les petits commerces, certaines avec leurs fonds propres, d’autres se voient obliger de contracter des prêts (ponya, eskont, prêts sur gage, hypothèque, prêts bancaires pour ne citer que ceux-là) qui varient selon les garanties que peuvent donner le débiteur. Très souvent ces prêts se font à des taux usuriers jusqu’à 30% nous confient une Madan Sara.

 Le commerce informel, dans la majeure partie des cas, emploie ces marchandes ambulantes que vous rencontrez dans les rues de P-au-P et des villes de provinces, ces marchandes de pistache ambulantes ou stationnaires, ces marchandes saisonnières de produits agricoles du terroir ou non, ces marchandes de fritay, de pèpè, de manje kuit (Chen janbe, anba dra, etc.) pour ne citer que celles-là font partie intégrante du commerce informel et constituent ce qu’Anderson Pierre[4] appelle Femme Poto-mitan. Vu l’étendue du champ que recouvre le commerce informel, dans le cadre de ce travail, les Madan Sara feront l’objet d’une considération particulière.

Selon le Programme des nations unies pour le développement (PNUD)[5], les Madan Sara ce n’est pas un groupe homogène, on y trouve :

 -Les commerçantes itinérantes des produits agricoles, les Madan Sara Nationales (MSN)  qui assurent la distribution de la production agricole nationale en se déplaçant soit à l’intérieur des provinces, soit entre les marchés ruraux et les marchés urbains, ceux de Port-au-Prince en particulier.


Chargement de marchandises. Photo issue de cordaid.org

Madan Sara internationales (MSI) qui sont des importatrices informelles, ce sont des commerçantes haïtiennes qui partent s’approvisionner à l’étranger pour revendre sur les marchés haïtiens. Ce sont des femmes de la « classe moyenne » qui se rendent à Curaçao, Cuba, Porto Rico, République Dominicaine, Panama, Bahamas, etc. pour y acheter des produits vestimentaires, chaussures et autres produits textiles, elles ont parfois des magasins en ville et gèrent un ou plusieurs réseaux de marchandes locales à Port-au-Prince ou dans les villes de province.

Au-delà de toute cette catégorisation du PNUD, voyons de plus près le cas d’une Madan Sara de longue date. Mme Martine Joseph est âgée de 54 ans, mère  de 4 enfants, est madan Sara depuis son plus jeune âge, après la naissance de son fils ainé âgé aujourd’hui de 31 ans. Elle nous confie qu’être Madan Sara c’est l’une des meilleures choses qui lui soient arrivées car elle finit par connaitre plus de 5 des 10 départements du pays et c’est aussi par l’entremise de ce commerce qu’elle a payé les frais scolaires et universitaires de son fils comptable et de sa fille avocate, et grâce à ses activités de Madan Sara elle répond encore aux besoins de ses deux benjamines âgées de 21 et de 17 ans qui sont respectivement en NS IV et la. Toutefois, Mme Joseph était très remontée contre les autorités quant à leurs incapacités flagrantes à assurer la sécurité sur les routes nationales ainsi que dans les marchés car très souvent, nous dit-elle, les Madan Sara sont victimes de vols, de rançons et même parfois de viols. Elle demande à l’état d’assumer ses responsabilités en assurant la sécurité des vies et des biens vu qu’il est déjà dans l’incapacité de donner le strict minimum du quotidien à ses sujets. Les Madan Sara au même titre que les autres marchandes du commerce informel constituent le socle de cette économie brinquebalante.

Malgré la non-accessibilité des femmes au marché du travail, liée à cette culture judéo-chrétienne machiste faisant croire que les hommes sont supérieurs aux femmes cela n’empêche en rien qu’elles restent l’épine dorsale de l’économie haïtienne. Elles travaillent beaucoup plus dur et elles sont en plus grand nombre sur le marché informel du travail (autoentreprise). Si l’économie haïtienne quoique moribonde survit encore c’est grâce à ces femmes vaillantes, ces femmes Héroïnes[6]  qui constituent le Poto Mitan de la famille, de l’économie et de la société haïtienne.


[1] Article publié en 2008 par Akim Kimbala Makiadi en 2008,  le secteur informel comme stratégie de survie des congolais

[2] Monnet, 2001

[3] Laurier ,2004

[4] « Femmes Poto-mitan en Haïti, le revers de la médaille » article publié le 28 octobre 2018 avec l’équipe SOHA en tant qu’assistant du projet.

[5] Les cahiers du PNUD. Entrepreneures dans l’économie haïtienne : des marchés aux politiques publiques. 2015

www.ht.undp.org

[6]« Haitian Heroines », article écrit et publié par Rhodes en 2001.

Kensley EDMOND

Kensley.eureka@gmail.com

Gran chimen : Une exposition de tableaux dans les rues pour rapprocher l’art de la population Gros-Mornaise

0

L’art est le plus court chemin de l’homme à l’homme, disait Malraux. Des jeunes Gros-Mornais, réunis au sein de « Jenerasyon Za » et du centre culturel « Yaya Mazandou », ont emprunté cette voie à travers l’exposition « Gran Chimen » pour continuer à tisser des liens entre eux et la population Gros-Mornaise. Cette exposition a eu lieu le 14 août dernier. En cette occasion, des travaux dopés d’affinités de plusieurs jeunes artistes, membres de ces deux structures, ont été exposés à travers la rue Alexandre Pétion de ladite commune.

Ces jeunes qui composent ces structures, viennent avec leurs arts plastiques à une date bien précise, là où la parole fait défaut, pour leur exprimer autrement. « Gran Chimen », comme son nom l’indique, « constitue le chemin pour rendre la peinture vivante à Gros-Morne », nous souligne Jamson Isaac, l’un des plasticiens et animateur du centre culturel. Repris par d’autres animateurs de ce centre dont Benoît Profelus, Roody Michel, Camille Roosvelt et Tchilaah, ce thème ne prête pas à équivoque. Il a tout son sens, nous expliquent ces plasticiens. « Ce nom s’inscrit dans la démarche pour rapprocher nos œuvres de la population en empruntant la meilleure voie, les rues, pour les exposées », commentent-ils. « Se yon ekspozisyon ki pa chita anndan kay, li pran gran chimen pou li », rajoute Jamson Isaac pour renforcer ces propos.

Selon Roody Michel, « L’art ne se limite pas. Il concerne toute créativité de l’homme visant la beauté ». « Toute œuvre d’art, quelque soit son type, s’adresse à un public sur lequel elle a certains effets comme des émotions, des engouements, un plaisir et la production de discours », nous confie-t-il. Les œuvres de l’exposition « Gran Chimen » sont en rapport avec des objets du monde et dire quelque chose. Ces œuvres nous renvoient à quelque chose d’autre qu’à elles-mêmes » conclut-il.

À travers les tableaux exposés à la rue Alexandre Pétion, la recherche de l’ordre, de l’harmonie et de la grâce, était au rendez-vous en s’appuyant sur la forme et la couleur. Ces œuvres consacrées à la beauté ou à l’expressivité des lignes, des formes, des couleurs, visaient à donner des corps, des objets, une représentation et une impression esthétiques. Des portraits de différentes personnalités de cette cité de Polpromt qui ont passées de la vie à trépas ont été remarqués à travers des couleurs qui chantent, qui dansent pour donner vie et lumière au tableau afin de les immortaliser.

Une exposition qui défend des idées sans être à la solde d’une idéologie


« Gran Chimen » regorge d’œuvres conceptuelles de connotations différentes. Cette exposition s’inscrit sans relâche dans la lutte contre des formes de pensées dominantes. Les plasticiens qui croient que vivre dans un monde sans amour c’est vivre dans un monde mort, peignent l’amour pour raviver les souvenirs. « La beauté de la nature, la vie des marchands…» sont, entre autres, démontrées à travers les œuvres pour diversifier cette journée d’exposition.


Concernant le choix, « chaque artiste était libre de travailler selon son style sans être à la solde d’une idéologie », précise Benoît Profelus mais avec pour but de « dresser des tableaux qui interrogent, analysent afin de comprendre le spectre symbolique des images », poursuit-il. « Ces œuvres sont réalisées sans retenue ni contrainte, au plus proche de l’émotion avec différents types de tableaux comme portrait, paysage… », relate M. Isaac.

Notons que cette exposition a été réalisée le 14 août 2021, date considérée comme date de la révolte des esclaves (14 août 1791) nous conduisant à notre indépendance en 1804. Donc, « Jenerasyon Za » comme structure organisationnelle œuvrant dans la promotion de la culture haïtienne en empruntant la peinture comme forme d’expression traditionnelle, profite de cette date pour rendre possible cette exposition.

Quand le système éducatif est le principal obstacle au développement d’Haiti.

0

L’école est considéré comme l’un des principaux agents de socialisation. Nécessairement, elle joue un rôle prépondérant dans la formation des citoyens conscients et engagés susceptibles d’assurer le développement de la société à laquelle ils appartiennent. Mais que doit-on faire quand elle est devenue la principale digue au développement ?

Pendant la période coloniale, il était formellement interdit d’apprendre à lire et à écrire aux esclaves vu que l’article 44 du code noir[1] leur a conféré le statut de bien meuble. La période post coloniale n’est guère réjouissante non plus. Après l’indépendance, les élites haitiennes ont crée un nouvel état esclavagiste en reproduisant le système colonial basé sur l’exclusion de la majorité. Avec Dessalines c’est le balbutiement du système éducatif haïtien. Le bilan de Christophe est celui qui est le plus appréciable avec son souci d’angliciser l’école dans le royaume du Nord. Pétion issu du groupe privélégié, les mulatres qui pour la plupart ont fait des études en France, n’a cré qu’un seul lycée jusque vers la fin de son mandat en 1816. Il a fallu attendre Fabre N. Geffrard en 1860 avec ses ministres de l’instruction, Elie Dubois en particulier qui a joué un rôle important dans la création de nouveau établlisssement scolaire en Haiti.

Pour répéter Fritz Dorvilier[2], le processus évolutif du stade archaique vers la modernité que connait les sociétés contemporraines a été fait sous l’instigation de l’institution scolaire. En Haiti cette institution est quasi-absente ou du moins est l’apanage d’une oligarchie. Joint Louis Auguste[3], abonde presque dans le même sens quand dans son texe il a souligné que les réformes proposées dans le système éducatif haïtien ont été toujours marquées par la séparation. Dans une perspective socio historique, François Pierre Enocq[4] expilque que l’inégalité des chances scolaires se trouvent à deux (2) niveaux dont le premier se fonde sur l’accès à l’éducation de base en Haiti et le deuxième sur la qualité de l’éducation offerte. Il continue pour souligner  que les politiques éducatives mises en œuvre depuis la période coloniale jusqu’à la réforme d’EPT n’a pas su démocratiser l’école tant sur le plan quantitatif que le plan qualitatif.

Ces considérations ayant été faites, maintenant essayons de voir en quoi l’école endigue le développement en Haiti . Les auteurs mentionnés ci-dessus sont unanimes sur le fait que l’inégalité des chances et le manque de structure adéquate constituent le socle du système solaire haïtien. Mais au-delà des inégalités caractérisant le système, ce qui est le plus intriguant c’est quand l’Etat[5] dont le rôle premier est de garantir l’éducation pour tous n’y arrive pas, et qui pis est,  pratique la politique de l’autruche en instaurant tout un ensemble de programmes et de plans bidons dénués de sens comme le PUSGO, EPT, FNE, PNEF , etc.

Les théoriciens de la modernité[6] et de la croissance sont presque tous unanimes sur le rôle prépondérant que doit jouer l’éducation dans le processus de développement[7] de tous les pays qui veulent sortir du carcan du sous développement. La diversification des filières de formation, une main d’œuvre qualifiée sont entre autres quelques des finalités de tout système éducatif visant le développement. Dans le cadre de ce travail, l’emphase n’est pas mise sur la qualité de la formation que ce soit au niveau professionnel, que ce soit au niveau universitaire qui de toute évidence est le haut lieu de l’inégalité si on considère les chiffres avancés par Fritz Dorivilier[8] en ce qui a trait au nombre de personne qui ont accès à l’enseignement univeristaire de premier cycle en Haiti.

Cela dit, pour répéter le sociologue haïtien, Jean Casimir[9], les écoles et les moyens de communication de masse conspirent contre les productions culturelles nationales et qui pis est, les projets et programmes pour les système éducatif haïtien sont des projets flibustiers confectionnés à l’étranger, et sont fondés sur la mendicité internationale.

Considérant l’inégalité inhérente des chances devant et dans l’école haitienne (écoles à plusieurs vitesses sous le regard impotent de l’Etat), considérant que la qualité de l’enseignement est inefficace et laisse encore à désirer (formation des maitres et absence de matériels didactiques adéquats tels les laboratoires, etc.) considérant que l’éducation est un axe fondamental passe tout bon projet de société, considérant que les autorités croupions qui font office de dirigeants dans le pays n’arrivent pas encore à assumer la charge des responsabilités qui leur sont incombées. Un pays dans lequel la formation n’a pas beaucoup d’importance car c’est un système caractérisé par le moun pa, le kolòn ki bat. Un système qui est gangrené par la corruption et la médiocrité, sans compter sur la montée exponentielle de la fuite des cerveaux, sans oublier le rapport conflictuel qui est developpé depuis des lustres entre nos politiques et le savoir. Sans être fataliste, le développement qu’on attend n’est pas pour bientôt car  pour paraphraser l’autre tant vaut l’éducation, tant vaut la nation.

Kensley EDMOND


[1]Ensemble de règles régissant le mode de vie  de l’esclave et organisant le travail dans l’atelier. Cet ensemble de règlements a été publié en mars 1680

[2] DORVILIER Fritz, La crise haïtienne du développement, Les Editions de l’Université d’Etat d’Haiti, Port-au-Prince, 2012

[3] JOINT Louis Auguste, Système éducatif et inégalités sociales en Haiti : cas des écoles catholiques, Harmattan, Paris, 1986.

[4] FRANCOIS, Pierre Enocq, Politiques éducatives et inégalités des chances scolaires en Haiti, Les éditions de l’Université d’Etat d’Haiti, Port-au-Prince, 2010

[5] Constitution de la république d’Haiti, adoptée par référendum le 29 mars 1987

[6] GUICHAOUA André, GOUSSAULT, Yves, Sciences  et développement, Armand Colin, Paris, 1993

[7] RIST, Gilbert, Le développement, Histoire d’une croyance occidentale, Presses de Sciences Po, Paris, Novembre 2001

[8] DORVILIER, Fritz, op. Cit. p. 69

[9] CASIMIR, Jean, La culture opprimée, Port-au-Prince, Imprimerie Lakay, 2001.

La fin du mandat des Présidents haïtiens

Du gouvernorat à vie en passant par l’empire, puis la république, la monarchie, la présidence à vie, la dictature, Haïti a connu presque tous les types de régimes politiques. A chaque nouveau régime institué de nouveaux dispositifs légaux ont aussi vu le jour, et c’est dans cette dynamique que le pays a connu environ 22 constitutions sans compter les différents amendements qui ont modifié certaines d’entr’elles.

Comme le notait Marc Bloch, l’incompréhension du présent naît fatalement de l’ignorance du passé. Cela dit, la fin houleuse du mandat et même l’assassinat du Président Jovenel Moise peut trouver une tentative d’explication dans l’histoire si on essaie de revoir la dynamique de la fin du mandat des différents chefs d’Etat que le pays ait connu depuis 1804. L’assassinat du Président Jovenel Moise est la première qui a eu une telle ampleur, d’une part à cause des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC) et d’autre part à cause de tous les points d’ombres qui obscurcissent toute tentative d’explication logique à ce crime crapuleux et inacceptable bien qu’il faut souligner que M. Jovenel Moise était l’incarnation du mal, il suffit de voir la dégradation du niveau de vie du peuple mais cela n’explique en rien qu’un commando ou je ne sais quoi, ait eu toute cette latitude pour assassiner un Président en fonction quoique de facto.

Durant le 19ème siècle haïtien qui, selon certains historiens, a pris fin en 1915 avec l’occupation américaine, en 111 ans (1804-1915) deux seuls Présidents ont eu la chance de terminer leur mandat il s’agit premièrement de Nissage Saget (1870-1874) en vertu d’un accord qui a été trouvé entre lui et son successeur Michel Domingue après que ces derniers aient mobilisé les cacos pour renverser Sylvain Salnave qui a été exécuté sur les ruines du palais national le 1er janvier 1870 ; et deuxièmement Tirésias Simon Sam (1896-1902).

À part ces deux-là, Dessalines a été empoisonné ou assassiné? La question se pose encore. Pétion est mort au pouvoir en 1818, Christophe se suicide en 1820. Boyer est parti en exil ainsi que Rivière Hérard et son neveu Septimus Rameau. Guerrier, Pierrot et Riché sont morts de cause naturelle vu qu’ils étaient très âgés, à ce propos être fort avancé en âge était l’un des critères pour devenir président lors de la mise en place de la politique de doublure par les mulâtres boyéristes dans le but de toujours avoir le contrôle du pouvoir. Faustin Soulouque (Faustin Ier), le deuxième empereur de l’histoire du pays est obligé de partir en exil pour la Jamaïque en 1859, Geffrard est parti pour l’exil, Canal a démissionné, Salomon a démissionné et est parti pour l’exil en 1888. Élu par l’assemblée nationale pour sept ans, Denys Légitime n’a passé que huit mois au pouvoir (16 décembre 1888 – 22 août 1889) et s’exila avec sa famille. Hyppolite est mort au pouvoir certes de mort naturelle. En janvier 1908, Nord Alexis, alors âgé de 88 ans, prend la décision de se déclarer roi. Chassé du pouvoir le 2 décembre 1908, Alexis s’exile en Jamaïque, où il meurt en 1910. Antoine Simon a démissionné et est parti pour l’exil le 2 aout 1911. Depuis Salnave qui a été exécuté le 1er janvier 1870, il a fallu attendre 1912 pour voir la mort tragique d’un Président haïtien, celle de Cincinnatus Leconte, ancien consolidard, qui a été tué lors de l’explosion du palais national dans la nuit de ce mois d’aout de 1912.

De 1911 à 1915, l’instabilité politique battait son plein en Haïti à telle enseigne le pays a connu 6 présidents en 4 ans, Leconte explosé avec le palais, Tancrède Auguste, lui aussi consolidard, est mort (naturelle ou empoisonné?) au pouvoir. Michel Oreste démis de ses fonctions par les cacos d’Oreste Zamor qui a son tour a été démis par les cacos de Davilmar Théodore. Oreste Zamor a été tué lors des émeutes et exécutions des prisonniers politiques ordonnés par le général Charles Oscar Etienne qui a été mutilé par le peuple le 27 juillet 1915. Et le dernier président du 19ème siècle de l’histoire du pays est Vilbrun Guillaume Sam qui, jusqu’à ce mercredi 7 juillet 2021, était le dernier Président qui a été assassiné entre le 27 et le 28 juillet 1915. Encore ce mois de JUILLET. A la différence de Jovenel Moise, Vilbrun Guillaume Sam a été assassiné par un peuple furace et qu’il a déjà remis sa démission pour aller se réfugier à la légation de France.

Ce qui différencie le 19ème du 20ème siècle haïtien, c’est qu’au cours de ce dernier aucun président n’a été ni assassiné, ni exécuté et ils sont beaucoup à avoir eu la chance de terminer leur mandat, Sudre Dartiguenave (1915-1922), Louis Borno (1922-1930), Sténio Vincent (1931-1942) même si c’est sous la pression des américains et des dominicains de l’époque surtout qu’après le génocide du 2 octobre 1937 le pays avait ras-le-bol de Vincent. Lescot a démissionné (1941-1946), Estimé a été démis de ses fonctions par Magloire par un coup d’état militaire. Ce dernier a terminé son mandat de (1950-1956) mais comme c’est toujours le cas avec nos hommes politiques qui veulent toujours se maintenir au pouvoir de manière personnelle ou en utilisant des moyens illégaux pour faire perdurer leur régime en toute impunité, sous la pression de l’armée il a démissionné et partit pour l’exil. Puis vient les gouvernements éphémères qui résultent de ces luttes intestines pour la prise du pouvoir, en moins d’un an le pays a connu toute une panoplie de gouvernements, de Nemours Pierre Louis en passant par Franck Sylvain, Antonio Kébreau, Franck Lavaud, Léon Cantave, les juntes militaires et Daniel Fignolé pour arriver à la féroce dictature des Duvalier. Le père est mort au pouvoir et le fils est parti pour l’exil le 7 février 1986.

En parlant de siècle, le 21ème, comme c’était le cas pour le 19ème a eu une très mauvaise entame si on considère les crises et fléaux qui s’acharnent sur le pays. Dès le début du siècle, des élections qui auguraient un avenir ombrageux ont été réalisées et le résultat le plus logique c’est que 4 ans plus tard la valse musicale des présidents qui ne terminent pas leur mandat a été reprise pour la plus belle. René Préval a été menacé par les ambassades occidentales pour qu’il démissionne, sans compter sur le séisme meurtrier du 12 janvier 2010. Martelly a terminé son mandat en vertu d’un accord politique, et Jovenel Moise a été assassiné. Sans oublier les crimes de sang et massacres qui se sont abattus sur le pays en ces 21 premières années de ce 21ème siècle.

Avec l’avènement de cette soit disant démocratie importée et imposée par les pays occidentaux, entre 1987 et 1994 le pays a connu toute une période de turbulences marquées par des coups d’état, des coups de force, de déchoucage, etc. Manigat a été démis de ses fonctions par Namphy. Ertha Pascale Trouillot est reconnue dans l’histoire comme la seule femme à briguer le poste de Président de la république toutefois elle a été emprisonnée par Aristide après qu’elle ait réalisé les élections qui avaient amené ce dernier à la Présidence. Aristide démis de ses fonctions par l’armée, Prospère Avril, Robert Nerette, Emile Jonassaint, sans oublier Hérard Abraham qui a passé 3 jours comme Président. Bon bref, entre 1991 et 1994 on aura tout vu. L’année de toutes les duperies de l’ex PM Robert Malval peut se révéler d’une grande aide dans une tentative de compréhension de cette jungle qu’est l’arène politique haïtien.

le 29 février 2004, Aristide a été obligé de reprendre le chemin de l’exil sans possibilité de retour au pouvoir cette fois. Martelly a été obligé de laisser le pouvoir malgré lui et ses sanglots en vertu d’un accord caduc, digne de nos politicards, qui lui a donné une sortie honorable malgré les fonds de Petro caribe qui ont été dilapidés par les tèt kale de PHTK ki kale tèt kès leta a byen kale.

A part la fin du premier mandat de Préval (1996-2001), parce que lors de son deuxième mandat il a été question de démissionner, d’ailleurs Préval l’a clairement dit dans le film documentaire Assistance mortelle, la fin du mandat de la majeure partie des Présidents haïtiens a toujours fait baver.

Il est à noter que dans cet article on ne tient pas compte des Présidents/gouvernements par intérim comme ceux de : Brunot Blanchet qui était secrétaire chargé qui a assumé l’intérim du 19 janvier 1807 au 10 mars 1807, de Céligny Ardouin (27 avril 1846 – 1er mars 1847), de Joseph Lamothe (28 juillet 1879 – 3 octobre 1879), de Borno Monpoint Jeune (23 aout 1889 – 17 octobre 1889), d’Edmond Polynice qui était Président du comité de salut public et qui a joué le rôle de Président du pays de 27 janvier 1914 au 8 février 1914. S’agissant de l’assassinat d’un président haïtien en fonction, de fait, peu importe, celui de Jovenel Moise est une grande première dans l’histoire récente du pays. Lors de son assassinat par le peuple, Guillaume Sam a été arraché au sein de la légation française pour être lynché par une foule en colère. L’assassinat du Président Jovenel Moïse reste jusqu’à présent et restera pour longtemps encore un mystère. Pendant que le Président était au sommet de son art, après avoir rendu dysfonctionnel le sénat, éliminé la cour de cassation en mettant des juges à la retraite, et en dirigeant le pays a coup de décret, il venait à peine de nommer un premier ministre, pendant qu’il mettait le cap tèt dwat sur les élections en attendant son successeur pour le remplacer le 7 février 2022. Ayant été au sommet de son art, cette chute irréversible de M. Moise était inattendue voire même impensable. Assassiné par qui et Pourquoi? A qui profitera ce crime? L’avenir quoique plus qu’incertain en dira le reste.

Edmond Kensley | kensley.eureka@gmail.com

Nice Simon, mairesse bien-aimée honorée par sa population

15 juillet 2021, les habitants de la commune de Tabarre fêtent l’anniversaire de Nice SIMON, leur mairesse bien-aimée. Si dans certaines villes du pays les maires font l’objet de nombre de critiques et de mépris, à Tabarre, l’on connait une qui sait comment transformer les revendications et les préoccupations de sa population en force politique. C’est au prix de nombreux efforts que ses collaborateurs décrivent avec excitation.

Visionnaire, courageuse, responsable, les mots ne manquent pas dans cette chanson d’amour et d’appréciation. Les habitants ne cachent aucunement leur fierté et leurs affections pour la mairesse. Selon eux, ceci n’a rien à voir avec le fanatisme, ce n’est pas un cadeau. Ils ne font qu’apprécier la valeur et les sacrifices d’une personne qui a su s’élever au-dessus des conflits d’intérêts pour placer au premier plan, les besoins de la commune et faire ce que les autres n’ont jamais rêvé.

De 2016 à 2021, le bilan est fascinant

Nice SIMON est la mairesse qui se démarque des magistrats perdus dans l’ombre des parlementaires, se plaignant au même rythme que les citoyens qu’ils sont appelés a servir. Les difficultés sont toujours présentes, mais cette mairesse arrive à mobiliser toutes les ressources de la mairie pour apporter ces résultats dans la commune. C’est la preuve palpable d’une grande efficacité arrosée de l’efficience d’une équipe dynamique dirigée par la cheffe de la commune.

En ce qui concerne l’éducation et la formation, Nice SIMON a implanté une bibliothèque équipée d’un laboratoire informatique destiné à desservir la commune. Une école polytechnique à Damien, pré-fac pour les postulants, réaménagement d’écoles communales et de lycée, formation en protocole et secourisme… À côté du bétonnage des points stratégiques de la commune, Nice SIMON a percé presque tous les chemins vicinaux les plus importants dans le cadre d’une politique d’aménagement de son territoire.

Le sport, la santé, la sécurité, l’électricité, tout respire avec le sang neuf de Nice SIMON. Pour Carl Yvans Petit-Frère, responsable des projets de l’administration, il est possible de noter certaines critiques négatives à propos de la première citoyenne de la commune puisqu’il s’agit de la politique. Mais, les actions posées par la mairie sous la gouvernance de Nice SIMON sont si visibles que même les aveugles les voient. Son leadership fait un écho dans le milieu que même les sourds l’entendent. Avec Nice, la gouvernance locale se porte bien à Tabarre.

Ses collaborateurs lui souhaitent de nouveaux mandats au plus haut niveau

«Nice SIMON est une femme très éduquée. Elle est compétente. Elle peut occuper n’importe quel poste dans la magistrature de l’Etat. Que ce soit député, sénateur ou ministre », déclare Jessuta D. Maria SENAT, responsable des affaires sociales et culturelles de la mairie. Cette employée qui collabore avec Nice SIMON depuis sa campagne électorale voit dans sa patronne une modèle à incarner de part sa capacité de gestion, son enthousiasme pour l’excellence et son sens d’initiative. Elle croit que le gouvernement de Nice SIMON est un bon en avant pour les femmes.

Quant à Johny LUCIEN, le chef de service des Affichages, il faut beaucoup plus que les mots pour parler de cette étoile qui brille à Tabarre. Cette femme qui, pour la première fois, introduit un service de prêts sans intérêts dans la commune pour aider les petits marchands.es, à en croire Johny. « Quand elle veut quelque chose, elle le crée. Ces tronçons de route, la bibliothèque, les places publiques de la commune en témoignent. En vérité, vu l’état des choses, personne n’aurait imaginé un si grand exploit. Mais tout ça traduit ce que signifie Nice SIMON. Les souhaits ne suffisent pas pour son anniversaire, nous ne pouvons que la remercier », termine le responsable.

✍🏼jeanrobertbazile921@gmail.com

Funérailles de Jovenel Moïse : un comité de sept membres créé

Un comité de sept membres a été créé par le gouvernement pour organiser les funérailles nationales du président Jovenel Moïse. C’est lors d’un conseil des ministres que cette décision a été prise et est publiée sous forme d’arrêté ce lundi 12 juillet 2021 dans le journal officiel du pays, Le Moniteur.

Les Ministres des Affaires Étrangères et des Cultes, de la Culture et de la Communication, de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales, de la Défense ; le Directeur de Cabinet du Président de la République, le Secrétaire Général de la Présidence et le Directeur Général du Musée du Panthéon National Haïtien sont les personnalités qui composent ce comité.

Ce comité aura pour tâche d’organiser les funérailles nationales du Président de la République, Jovenel Moïse, dans le respect, la solennité et la dignité attachés à son rang de Chef d’État.

« Le Comité prend toutes dispositions nécessaires à son bon fonctionnement et à la réalisation de sa mission », stipule l’article 4 de cet arrêté ; « mission conformément aux instructions du Conseil des Ministres » précise l’article 5 de ce numéro spécial.

Aussi, les institutions de l’Administration publique nationale fournissent au Comité toute la collaboration nécessaire dans le cadre de l’accomplissement de cette mission avec tout le support de l’État dans le respect des Lois de la République.

Rappelons que le président, longtemps contesté, a été lâchement assassiné dans la nuit du mardi 6 au mercredi 7 juillet 2021 en sa résidence privée, lors d’une attaque armée.

PrintNighmare affecte le système d’exploitation de Microsoft; voici les marches à suivre pour éviter d’être piraté

0

PrintNighmare, une importante faille informatique, affecte actuellement toutes les versions du système d’exploitation de Microsoft. Cette vulnérabilité, présente sur pratiquement l’intégralité des systèmes Windows, permet à un attaquant extérieur d’exécuter du code sur les systèmes de la victime. Pour éviter d’être piraté, l’éditeur américain s’est empressé de publier une mise à jour de sécurité qui « contient tous les correctifs de sécurité précédents et doit être appliquée immédiatement pour protéger pleinement vos systèmes ».

La liste des systèmes d’exploitation défaillants ainsi que la mise à jour de sécurité sont directement accessibles depuis le Centre de réponse aux problèmes de sécurité Microsoft.

Si l’option de la mise à jour ne marche pas, il vous est vivement recommandé de désactiver le service « Windows Print Spooler » dans les contrôles de domaine.

Pour ce faire, cliquez sur l’onglet « recherche » en bas à gauche de votre écran (sous Windows 10, par exemple, cela se matérialise par une petite loupe). Dans la barre de recherche, tapez « modifier la stratégie de groupe. »

Une fenêtre va s’afficher. Dirigez-vous vers le message suivant « lors de l’installation des pilotes pour une nouvelle connexion ». Il ne vous reste qu’à sélectionner l’option « non configuré » voire « désactivé ».

Source : actu.fr

Arrestation de Christian Emmanuel Sanon, présumé auteur de l’assassinat de Jovenel Moise

0

La Police Nationale d’Haïti (PNH) a procédé à l’arrestation de Christian Emmanuel Sanon comme l’un des auteurs présumés  de l’assassinat du président Jovenel Moise. C’est ce qu’a révélé Léon Charles, le directeur général de l’institution policière, ce dimanche 11 juillet 2021, lors d’un point de presse à la résidence officielle du premier ministre à Musseau.

Selon une source du “Miami Herald”, le présumé Christian Sanon vivant en Floride depuis plus de 20 ans. Ce dernier a recruté 22 mercenaires via une société vénézuélienne basée en Floride dans l’objectif de capturer le président Jovenel Moise. Ces informations ont été obtenues au moment de l’interrogatoire des mercenaires arrêtés.

Plus  loin, le directeur général de la PNH, Léonce Charles confirme que Christian est arrivé en Haïti depuis le début du mois de juin à bord d’un avion privé en compagnie de plusieurs personnes chargées de sa sécurité. Selon le chef de la police, Christian Sanon était vivement animé d’objectifs politiques.

Sur ce, plusieurs enquêteurs américains attachés à la FBI, du département d’état, du ministère américain de la justice et du département de la sécurité intérieure des États-Unis ont débarqué ce 11 juillet en Haïti dans le cadre de l’enquête liée à la poursuite du dossier.

L’intrigue de l’assassinat de Jovenel Moïse : nombreuses impasses, un nom ?

Jovenel Moïse, président haïtien en fonction, a été assassiné chez lui dans la nuit du mardi 6 au mercredi 7 juillet 2021. Dimitri Hérard, chef de la sécurité du palais national, est convoqué pour interrogatoire devant le tribunal de première instance de Port-au-Prince. Ce dernier devra expliquer son lien avec la Colombie et l’Équateur.

Selon Semana, un magazine colombien, dans un article titré « Pourquoi le chef de la sécurité du président Jovenel Moïse est-il venu en Colombie ? », l’intrigue romanesque de l’assassinat de Jovenel Moïse comporte de nombreuses impasses. Mais il y en a un qui a un prénom et un nom, c’est Dimitri Hérard.

M. Hérard, chef de la sécurité du palais national, cité par Semana, voyage constamment en Équateur, avec toujours une escale à Bogotá. Le dernier voyage remonte au 22 mai dernier toujours selon le magazine.

Selon les archives de ce dernier vol, Hérard a voyagé sur le vol Avianca 0209 à destination de Bogotá, la capitale colombienne pour ensuite, prendre destination de Quito pendant quelques jours et est revenu à nouveau le 29 mai pour prendre le vol Avianca 0208 à destination de la République dominicaine. Après ce vol, des Colombiens (militaires à la retraite) se sont rendus à Port-au-Prince, via Punta Cana, le 4 juin.

« Les contacts ont été établis par WhatsApp ; On pense que l’opération a été coordonnée par le colonel (r) Carlos Giovanny Guerrero et qu’on leur a offert 2 700 $ par mois pendant cinq mois » a relaté le magazine.

Comment ces contacts ont été établis ?
Selon les chats révélateurs, un homme identifié comme Mendivelso était chargé de contacter les soldats colombiens à la retraite via un groupe WhatsApp.
« Bonjour, messieurs, je suis Tc Guerrero Torres Carlos, j’ai été nommé commandant de ce groupe restreint, reconnaissant à Dieu et à nos patrons qui nous ont donné cette nouvelle opportunité. Je veux qu’ils soient conscients de leur engagement et de leur loyauté envers eux », le premier message du colonel dans le groupe WhatsApp, rapporté par Semana.

L’ancien officier colombien continue sans trop de détails. « Nous allons remplir une mission qui demande toute notre concentration et notre disposition, cela ne laisse pas de place aux distractions ». Cette mission demande de la « discipline », commente t-il avant d’ajouter que le jour où ils devront voyager, tout sera une opération éclair. « Au moment où ils nous donnent le feu vert, ils doivent y arriver, nous organisons les détachements avec leurs commandants et l’avion », leur dit le colonel à la retraite, tout en demandant « la réserve absolue », car il y a « beaucoup de canard dehors ». là en posant des questions. qu’ils ne sont pas intéressés, et qu’on ne sait pas non plus ».

Exigences à satisfaire
À travers les chats rapportés par ce magazine colombien, des instructions précises sur les exigences opérationnelles auxquelles les candidats doivent satisfaire ont été faites. Ils demandent des comptes d’épargne dans des banques privées pour recevoir les mandats internationaux de leurs paiements. « Il faut que chacun d’entre vous ait dans sa valise un polo noir, sans empreintes ni dicton d’ordre, le plus simple possible, et un pantalon kaki, vêtements plus ou moins tactiques, je sais que beaucoup en ont, cela prévoyant que nous ne pourrons pas s’uniformiser les premiers jours, au cas où nous devions partir rapidement » confie Gersain Mendivelso Jaimes, au groupe.

Dans un autre message, on leur demande leurs informations personnelles, les cours de combat qu’ils ont suivis, les unités dans lesquelles ils ont opéré lorsqu’ils étaient actifs, quelle était leur spécialité, ils demandent leurs informations de fond, une photo d’identité et une photo en noir short et une chemise blanche.

Le groupe WhatsApp était composé d’au moins 100 personnes. Après tout arrangement, les militaires intéressés ont laisser Bogotá pour Punta Cana, ville de la République Dominicaine, avant de se rendre en Haïti.

Météo

Port-au-Prince
ciel dégagé
29.3 ° C
29.3 °
29.3 °
49 %
2.2kmh
3 %
mar
29 °
mer
27 °
jeu
29 °
ven
31 °
sam
32 °
error: Le contenu est protégé !!