Si dans les autres pays, la jeunesse est d’une grande importance parce qu’elle est la représentation de l’avenir, en Haïti, les jeunes sont livrés à eux-mêmes. C’est une jeunesse laissée-pour-contre. Un constat qui est dressé par de nombreux jeunes de différentes catégories sociales témoignés lors d’un micro trottoirs sur la dépravation de la société haïtienne.

D’une part, Gérard Datier présente la drogue et la prostitution comme des principaux cancers qui ravagent la jeunesse haïtienne après ses différentes recherches et observation sur l’étude scientifique de la sociologie en Haïti. « La drogue et la prostitution sont les conséquences du chômage, et de la misère auxquels sont confrontés les jeunes haïtiens. Et c’est aussi une question du manque d’éducation que subissent ces jeunes », explique-t-il.

Carmen Gémeau, de son coté, décrit un tableau sombre de la situation actuelle de la jeunesse haïtienne au cours de ses études sur l’éducation : « pas d’emplois, pas d’orientation, pas de divertissements pour les jeunes », estime-t-elle. Elle se sent livrée à elle-même et à son avenir incertain en Haïti.

D’autre part, les problèmes socio-économiques liés à la crise politique que connait le pays depuis plusieurs années compliquent la tâche et développent aussi des graves conséquences sur ceux qui font partie de la « jeunesse en devenir ». Pratiquant de petits commerces comme cigarettes et surettes en détails, Agénor n’a que 17 ans. Sa mère étant paralysée ne peut pas l’aider dans ses petits soins, il a été obligé de prendre cette route pour se nourrir lui-même. Montrant son mécontentement pour cette vie qu’il mène, Agénor espère apprendre un métier pour pouvoir améliorer sa condition de vivre. Cependant, il ne cache pas son coté pessimiste quant à la réalisation de son rêve.

Quel avenir ?
Plusieurs jeunes se sont montres de moins en moins confiants dans l’avenir. Ils pensent que les jeunes haïtiens sont maitres de leur destin et les invitent à se mobiliser pour faire bras de fer face à l’état en les exigeant de prendre les responsabilités vis-à-vis d’eux. Pour eux, c’est à la jeunesse en particuliers les universitaires de prendre en charge le changement de la situation du pays et d’assurer l’avenir des autres jeunes à venir. « Nous devrions présenter au gouvernement un cahier de doléances, qui prendra en compte la situation de toute les couches de la société haïtienne. » estiment certains qui se disent inquiéter par la dégradation de cette jeunesse.

Cependant, une remarque se porte sur une autre catégorie qui pense que les problèmes ne sont pas pour demain. Ces jeunes n’ont qu’un seul objectif : laisser le pays. Sans compter ceux qui se remettent à Dieu leur destinée.

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