À la veille du 7 juin 2026, date marquant la fin de la période fixée pour la transition dirigée par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, le Parti MAPOU a publié une déclaration officielle dans laquelle il dresse un bilan critique de l’action gouvernementale et appelle à l’ouverture d’une nouvelle étape politique en Haïti.
Dans ce document signé par le président du parti, Jean Daniel Colin, MAPOU estime que l’heure est venue de « faire le bilan » et de dire « la vérité » sur les résultats obtenus au cours des derniers mois.
Selon le parti, les principales promesses formulées lors de l’arrivée au pouvoir du Premier ministre, notamment le rétablissement de la sécurité, le renforcement de l’autorité de l’État, l’amélioration des conditions de vie de la population et l’organisation d’élections crédibles, n’ont pas été concrétisées.
Le Parti MAPOU affirme que la situation sécuritaire continue de se détériorer à travers le pays. Dans sa déclaration, il souligne que les groupes armés maintiennent leur influence dans plusieurs régions, tandis que la population reste confrontée aux actes de violence, aux enlèvements, aux assassinats et aux déplacements forcés.
Le parti estime que de nombreux citoyens sont aujourd’hui privés de leurs droits fondamentaux, notamment celui de circuler librement et de vivre en sécurité.
Sur le plan économique et social, MAPOU dénonce la dégradation continue des conditions de vie de la population. Le parti évoque la hausse du coût de la vie, l’augmentation des prix des produits de première nécessité, la progression du chômage et le manque de perspectives pour la jeunesse.
Selon la formation politique, ces difficultés poussent de nombreux jeunes à envisager l’émigration dans l’espoir de trouver de meilleures conditions de vie à l’étranger.
La déclaration revient également sur les tensions observées autour de la gestion du processus électoral. MAPOU estime que les récents différends institutionnels témoignent de la fragilité persistante des institutions publiques et alimentent les doutes quant à la capacité des autorités à conduire efficacement la transition.
Pour le parti, cette situation contribue à renforcer la crise de confiance qui affecte déjà la gouvernance nationale.
Le Parti MAPOU considère que le 7 juin 2026 ne doit pas seulement symboliser la fin d’un mandat, mais également marquer la fin d’un mode de gouvernance qui n’a pas répondu aux attentes de la population.
La formation politique réclame une nouvelle phase de transition fondée sur davantage de transparence, de dialogue, d’efficacité et de respect de l’intérêt général.
MAPOU insiste également sur la nécessité que la prochaine transition soit la dernière que connaisse le pays. Le parti appelle à l’organisation d’élections libres, honnêtes, inclusives et crédibles afin de permettre le retour définitif à l’ordre constitutionnel et la restauration de la légitimité démocratique des institutions.
Dans sa déclaration, MAPOU place la question sécuritaire au cœur des priorités nationales. Le parti demande que toutes les décisions futures soient prises dans l’intérêt du pays et non au bénéfice d’intérêts particuliers.
« Le peuple haïtien n’a plus besoin de promesses, il a besoin de résultats », affirme le document, qui appelle également l’ensemble des forces vives de la nation à rester mobilisées, vigilantes et engagées dans la défense de la démocratie.
Concluant son message par les slogans « Vive la démocratie », « Vive le peuple haïtien » et « Vive Haïti », le Parti MAPOU réaffirme sa volonté de participer au débat national sur l’avenir du pays.
Source : Déclaration officielle du Parti MAPOU publiée le 6 juin 2026.






Nous ne pouvons plus tolérer un gouvernement incapable d’assurer la protection de nos compatriotes.